Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Démence : l’OMS affirme que près d’un cas sur deux pourrait être évité grâce à la prévention
Par Loua Michel SOUMAHARO / 17 juillet 2026 à 08:13 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 17 juil 2026 (AIP) – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être évités ou retardés grâce à une prévention efficace des facteurs de risque liés au mode de vie et à une meilleure prise en charge des maladies chroniques, selon des recommandations actualisées publiées mercredi 15 juillet 2026.
L’agence onusienne souligne qu’une réduction du tabagisme, de la consommation excessive d’alcool, de la sédentarité, de l’isolement social et de l’exposition à la pollution atmosphérique contribuerait à réduire sensiblement le risque de développer une démence. Elle recommande également une prise en charge précoce de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’hypercholestérolémie, qui figurent parmi les principaux facteurs de risque.
Selon l’OMS, plus de 57 millions de personnes vivent actuellement avec une forme de démence dans le monde et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La maladie d’Alzheimer représente entre 60 % et 70 % de l’ensemble des cas. La démence constitue aujourd’hui l’une des principales causes de dépendance et de handicap chez les personnes âgées et figure au septième rang des causes de décès dans le monde.
L’organisation rappelle toutefois que la démence ne constitue pas une conséquence inéluctable du vieillissement. Les nouvelles recommandations, qui intègrent les progrès scientifiques réalisés depuis la publication des premières lignes directrices en 2019, mettent l’accent sur le diagnostic précoce et les interventions susceptibles de préserver les fonctions cognitives.
L’OMS préconise notamment des activités de stimulation cognitive chez les personnes présentant des troubles légers de la mémoire et insiste sur l’importance d’une prévention active, en l’absence de traitement curatif de la maladie. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que les données scientifiques disponibles offrent désormais aux États des bases solides pour élaborer et renforcer des politiques de protection de la santé cognitive.
L’organisation souligne également que la démence engendre un coût économique mondial évalué à 1 300 milliards de dollars par an, une charge supportée en grande partie par les familles et les aidants. Elle estime qu’un investissement accru dans la prévention permettrait de réduire ce fardeau tout en améliorant l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées.
(AIP)
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