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Côte d'Ivoire-AIP/Inter/ La ministre française de la Transition écologique Monique Barbut annonce sa démission après l'adoption de la Loi d’urgence agricole

Côte d'Ivoire-AIP/Inter/ La ministre française de la Transition écologique Monique Barbut annonce sa démission après l'adoption de la Loi d’urgence agricole

Par MARYAM COULIBALY / 21 juillet 2026 à 21:14 / il y a 8 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 21 juil 2026 (AIP) La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé son intention de remettre sa démission au président de la République d’ici au Conseil des ministres prévu mercred, sur fond de désaccord avec le projet de loi d’urgence agricole adopté définitivement mardi 21 juillet 2026 par le Parlement, selon des informations rapportées par franceinfo.

En poste depuis octobre 2025, la ministre a été reçue mardi à la mi-journée par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon, après avoir exprimé son opposition à plusieurs dispositions du texte, notamment celles relatives à la réintroduction dérogatoire de certains pesticides interdits en France.

« Dans ma tête, je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre », a déclaré Monique Barbut lors d’un échange en petit comité, ajoutant qu’elle se considérait « partie demain » si sa démission était acceptée.

Selon son entourage, cité par France Inter, la décision de la ministre est liée moins à la présence de l’article concernant l’acétamipride qu’au refus du gouvernement de rouvrir le débat sur cette disposition. Elle estime notamment que l’engagement du Premier ministre de ne pas intégrer cette mesure dans le texte n’a pas été respecté.

Le projet de loi d’urgence agricole, adopté après le vote du Sénat mardi, prévoit en effet que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) puisse autoriser, sous certaines conditions, la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides interdits en France mais autorisés dans plusieurs pays européens.

Ces dérogations doivent toutefois être limitées à certaines filières agricoles confrontées à des difficultés particulières, notamment la production de noisettes pour l’utilisation de l’acétamipride.

La mesure, absente du texte initial du gouvernement, a été introduite par amendement au cours des débats parlementaires avant d’être maintenue par la commission mixte paritaire. Le Premier ministre avait indiqué lundi ne pas vouloir déposer d’amendement visant à la retirer.

Cette décision intervient alors que plusieurs organisations environnementales, dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dénoncent un recul en matière de protection de l’environnement.

(AIP)

cmas