Côte d’Ivoire-AIP/ Le PDCI-RDA tire la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses de l'orpaillage illégal
Par GEORGES AUBIN KONAN / 4 août 2026 à 12:57 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 04 août 2026 (AIP) – Le porte-parole du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Bredoumy Soumaïla, a lancé mardi 4 août 2026 un cri d’alarme sur les conséquences désastreuses de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, dénonçant la « cupidité » et la « négligence » des autorités politiques et administratives qui, selon lui, favorisent l’aggravation de ce fléau.
« La pratique cupide de cette activité bénéficie de la complicité de certains responsables coutumiers, de certains élus et cadres », a déclaré M. Bredoumy lors d’une sortie médiatique à Abidjan, pointant du doigt l’administration locale et centrale qu’il estime « non exempte de toute culpabilité ».
Il a dressé un tableau sombre de la situation environnementale, affirmant que les terres sont « exondées, décapées, privées de leurs couverts végétaux » et contaminées par des métaux lourds toxiques.
« Tous nos fleuves, toutes nos rivières, tous les marigots sont atteints », a-t-il ajouté, déplorant que les eaux, devenues « lourdes, voire stagnantes, avec des couleurs jaunâtres à brune », soient désormais impropres à la consommation.
Le porte-parole du PDCI-RDA a rappelé que son parti avait alerté le gouvernement sur ce danger, mais que ses mises en garde avaient été qualifiées de « xénophobes et d’ivoiritaires ».
Aujourd’hui, a-t-il souligné, les mêmes responsables reconnaissent que la typologie des pratiquants de cette activité illégale est dominée à « 95% » par des personnes venues d’autres horizons.
Au-delà des dégâts environnementaux, M. Bredoumy a énuméré les conséquences sociales et économiques de ce fléau. « Cette pratique alimente le banditisme, les viols, la consommation de la drogue, le blanchiment d’argent et l’insécurité », a-t-il déclaré.
Il a également révélé que la Côte d’Ivoire perd chaque année plus de « 3 000 milliards de francs CFA » dans cette activité. Le PDCI-RDA interpelle les autorités à agir « pour sauver le peu de terre qui nous reste et sauvegarder le patrimoine hydraulique de notre pays ».
« Si cette pratique n’est pas jugulée, nous courrons indéniablement vers une famine généralisée, couplée d’indécences sanitaires et écologiques (…) Il faut prendre le taureau par les cornes. Sinon, nous n’aurons plus de terre pour cultiver. Les eaux ne seront plus buvables, ni potables », a-t-il averti.
(AIP)
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