Côte d'Ivoire-AIP/ Le SYNAPE-CI dénonce la précarité des personnels de l’enseignement privé et appelle à des réformes
Par AIP Songon / 4 août 2026 à 15:18 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 2 minAbidjan, 04 août 2026 (AIP) – Le Syndicat national des acteurs du privé de l’Éducation nationale de Côte d’Ivoire (SYNAPE-CI) a dénoncé les conditions de vie et de travail des personnels de l’enseignement privé, appelant le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour améliorer leur situation.
Lors d’une conférence de presse organisée dimanche 2 août 2026 à Cocody, le secrétaire général national du SYNAPE-CI, Yoboué Kouakou, a estimé que les acteurs de l’enseignement privé, qui assurent selon lui la formation de 76 % des élèves du secondaire, évoluent dans une situation de grande précarité.
Il a dénoncé une dégradation des conditions salariales, affirmant qu’un professeur licencié percevait 193 896 FCFA en 1988 contre 128 283 FCFA selon le barème de 2023. Il a également soutenu que 86,7 % des enseignants du primaire privé et 85,7 % de ceux du secondaire sont rémunérés en dessous du minimum légal.
Le responsable syndical a en outre indiqué qu’un recensement réalisé par le SYNAPE-CI du 23 au 25 juillet 2026 dans 25 établissements privés répartis dans 14 localités de sept régions du pays a révélé des retards de paiement de salaires d’au moins trois mois. Selon lui, cette situation affecterait directement environ 300 travailleurs et leurs familles.
Face à cette situation, le syndicat recommande que le versement des subventions publiques aux établissements privés soit conditionné à la preuve du paiement effectif des salaires et de la déclaration des employés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS).
Le SYNAPE-CI plaide également pour l’ouverture d’une enquête sur la gestion des fonds dits « Spéciale Dévaluation » depuis 1994, la révision du barème salarial conformément aux réalités de 2026 et l’adoption de mesures d’urgence en faveur des personnels privés privés d’emploi ou de rémunération.
M. Yoboué a enfin lancé un appel au président de la République afin qu’il œuvre à l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs de l’enseignement privé, estimant que la valorisation de l’école passe aussi par une meilleure protection de ceux qui y exercent.
(AIP)
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