Chargement...

Actualité électorale

Côte d’Ivoire-AIP / Allied Gold et le CNF signent une convention sur un projet de recherche sur la régénération des sols issus des activités minières

Côte d’Ivoire-AIP / Allied Gold et le CNF signent une convention sur un projet de recherche sur la régénération des sols issus des activités minières

Par MICHEL OGUEHI / 6 août 2026 à 11:01 / il y a 6 heures / Temps de lecture : 4 min

Abidjan, 06 août 2026 (AIP) – La société minière Allied Gold a signé, mercredi 05 août 2026, dans ses locaux d’Abidjan, avec le Centre national floristique (CNF) de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, un protocole d’accord visant à développer une solution scientifique durable pour la régénération des sols stériles, produisant localement un substrat végétal riche, sans apport externe de terre arable, sur ses sites miniers de Bonikro, Agbaou et Hiré, dans le département de Divo.

Les documents afférents à cette convention, d’une durée de six mois à partir de septembre 2026, ont été paraphés, pour la société minière, par le président-directeur général (PDG) des miness d’or de Bonikro, Hiré et Agbaou, Jean Claude Diplo, et, pour le centre universitaire, par Aké Assi Emma Epse Kouassi, représentant sa directrice, en présence du directeur du suivi et de la réglementation des mines et de la géologie au ministère en charge des Mines, Bakary Ouattara.

En termes d’engagements, la société minière se chargera du financement de la recherche, de la mise à disposition des sites d’essai, de l’accès aux données géotechniques et aux substrats stériles, de l’encadrement logistique et du suivi conjoint, ainsi que de la valorisation dans le plan de réhabilitation progressive.

Du côté du CNF, sont attendus l’expertise scientifique en floristique et en pédagogie, la mise à disposition de deux étudiants-chercheurs, la sélection des espèces végétales pertinentes, le protocole expérimental et l’analyse des résultats, ainsi que la production du rapport de recherche final.

La mine d’or d’Agbaou a été retenue comme site pilote en raison de son important volume de matériaux meubles (« soft material ») permettant de tester la solution à une échelle significative. Le volume de verses à stériles y est évalué à 102 910 098 m³.

Au nom du CNF, Pr Emma Kouassi a remercié la société Allied Gold pour le choix de son institution en vue de conduire ce projet de restauration écologique des sites dégradés, offrant par la même occasion une valorisation de son savoir-faire. Elle a assuré d’œuvrer pour sa réussite, vu que le CNF est engagé, depuis plus d’une décennie, dans des études d’impact environnemental et social, ainsi que dans la création de zones refuges de la biodiversité sur les sites industriels en Côte d’Ivoire.

« Je peux vous assurer que nous avons pris la mesure des enjeux de ce projet, et nous nous engageons à assurer le suivi scientifique, incluant l’évaluation de la performance des sols et la mesure des impacts environnementaux et sociaux. Je voudrais, une fois de plus, vous réitérer mes remerciements pour la confiance placée en notre institution (…) pour mener à bien ce partenariat public-privé », a-t-elle promis.

Quant au PDG des sites d’Agbaou et de Bonikro, Jean Claude Diplo, il s’est réjoui de la signature du présent protocole d’accord avec le CNF, qui vient s’ajouter à la longue liste des partenariats déjà existants entre son entreprise et les universités et grandes écoles publiques de Côte d’Ivoire. La présente convention avec le CNF, a-t-il expliqué, s’inscrit dans la volonté de la société minière de contribuer à la fois à développer et à enrichir la relation avec le monde académique.

« Je voudrais m’arrêter là, saluer vraiment ce partenariat récent, souhaiter qu’il porte les fruits qu’on en attend », a-t-il souhaité.

Au nom du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Bakary Ouattara s’est réjoui de cette convention qui place le CNF au cœur de l’action car, s’il est vrai que la société minière, à travers son premier responsable, travaille, détruit et, en même temps, doit réhabiliter, il lui revient de recourir à des structures dont l’expertise est avérée. Pour le présent projet, il s’est dit convaincu que le choix du CNF pour être au premier plan dans la régénération de ses sites est gage de solutions durables.

« Nous, au niveau de l’administration des mines, nous avons des dispositions réglementaires qui exigent que tous les opérateurs miniers fassent ce qu’on appelle la réhabilitation. Je souhaite bon vent à Allied Gold et à vous aussi, CNF. Que Dieu vous accompagne », a-t-il dit.

Logiquement prévu sur une période de six mois, ce projet de recherche sur la régénération des sols issus des verses à stériles rocheux est extensible à un an.
(AIP)
fmo