Côte d'Ivoire-AIP/ Intégration africaine: les organisations de la société civile du Sud-Comoé appelées à vulgariser la ZLECAf
Par NOEL AHOULOU / 12 septembre 2026 à 10:21 / il y a 16 heures / Temps de lecture : 3 minAboisso, 12 sept 2026 (AIP) – Les organisations de la société civile du Sud-Comoé ont été invitées à devenir des relais de proximité pour mieux faire connaître la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), lors d’un atelier de formation et de sensibilisation organisé vendredi 11 septembre 2026 à Aboisso par le Comité national de la ZLECAf (CN-ZLECAf).
Ouvrant les travaux à l’hôtel Le Rocher, le secrétaire général de la préfecture d’Aboisso, Assi Abenon Frimin, représentant le préfet de région, Ibrahima Cissé, a souligné que la réussite de la ZLECAf repose notamment sur une meilleure appropriation de ses enjeux par les acteurs locaux.
Il a relevé le fait que malgré l’abondance de ses ressources naturelles et le dynamisme de sa jeunesse, l’Afrique demeure confrontée à la faible transformation de ses matières premières et à un niveau encore limité des échanges commerciaux entre les pays du continent.
Selon lui, le Sud-Comoé dispose d’importants atouts, notamment à travers la production de cacao, d’hévéa et de palmier à huile, qui pourraient lui permettre de mieux tirer profit des opportunités offertes par le marché continental africain.
Le chargé de projet du CN-ZLECAf, Désiré Zohou, a présenté la ZLECAf comme « bien plus qu’un accord commercial », la qualifiant d’« avenir commun du continent ». Il a exhorté les participants à s’impliquer pleinement dans les échanges afin de mieux comprendre les opportunités et les défis liés à la mise en œuvre de cet accord.
Cette formation s’inscrit dans une série d’ateliers initiés par le CN-ZLECAf pour renforcer les capacités des organisations de la société civile sur les outils opérationnels de l’accord, son état de mise en œuvre et les enjeux du commerce intra-africain.
Une cinquantaine de représentants d’ONG, de syndicats, de groupements communautaires et d’associations professionnelles prennent part à cette session, financée par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires en Côte d’Ivoire (PACA-CI).
L’objectif est de faire de ces organisations des acteurs de sensibilisation capables d’accompagner les populations dans une meilleure appropriation de la ZLECAf et de contribuer, à terme, à la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.
La ZLECAf, qui s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ambitionne de créer un marché unique africain des biens et des services afin de stimuler l’intégration économique, la compétitivité et le développement industriel du continent.
(AIP)
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