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Côte d’Ivoire-AIP/ La CEDEAO et le ministère de la Femme renforcent les capacités des acteurs de la chaîne de prise en charge des VBG

Côte d’Ivoire-AIP/ La CEDEAO et le ministère de la Femme renforcent les capacités des acteurs de la chaîne de prise en charge des VBG

Par DANIELLE TIEMELE / 16 septembre 2026 à 22:44 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 16 sept 2026 (AIP) – La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG), en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), le Programme national de lutte contre les VBG (PNLVBG) et l’association Akwaba Mousso, a organisé mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la sécurité et de la justice sur la détection et la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG).

Prévue sur deux jours, cette formation réunit des agents de police, de gendarmerie, de justice ainsi que des points focaux VBG. Elle vise à renforcer leurs compétences pour mieux identifier les différentes formes de violences et assurer une prise en charge judiciaire, psychologique et sociale adaptée.

À l’ouverture des travaux, la directrice du CCDG, Sandra Oulaté, a souligné le rôle central de ces professionnels dans la prévention et la réponse aux VBG, notamment dans l’identification précoce des victimes et leur orientation vers les services appropriés.

Elle a relevé que ces acteurs interviennent à différentes étapes du parcours de prise en charge, depuis le constat des faits et le dépôt de plainte jusqu’au traitement des dossiers médicaux et judiciaires, en passant par l’accueil, la collecte, la centralisation et le partage des données.

Mme Oulaté a insisté sur la nécessité de renforcer leur aptitude à détecter les signes de violences, y compris lorsque les victimes ne les signalent pas explicitement, et à mieux distinguer les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques.

Elle a également appelé à privilégier un accompagnement respectueux et empathique, fondé sur la confidentialité, la sensibilité au genre et la collaboration entre les services judiciaires, sociaux et psychologiques.

La représentante du représentant de la Commission de la CEDEAO, Fathma Diarré, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans les actions régionales de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes ainsi que contre les différentes formes de violences et d’exploitation.

Elle a cité notamment les viols, les violences physiques, émotionnelles et économiques, les mutilations génitales féminines (MGF), les mariages d’enfants, les grossesses précoces et le harcèlement sexuel dans les milieux professionnels et scolaires.

Selon les données du « ECOWAS Gender Barometer » de 2023, 26,3 % des femmes dans l’espace CEDEAO sont victimes de violences conjugales, tandis que 42 % des filles ont subi une excision et 40,9 % ont été mariées avant l’âge de 18 ans.

En Côte d’Ivoire, les données disponibles du CCDG font état de 26,6 % de femmes victimes de violences conjugales, de 36,7 % de femmes et filles ayant subi des MGF et de 35,1 % de mariages avant 18 ans.

Mme Diarré a appelé au maintien de la mobilisation régionale contre les VBG et au renforcement des actions avec les États membres, en cohérence avec la Vision 2050 de la CEDEAO.

(AIP)

tad/cmas