Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Les régulateurs appelés à faciliter l’application du droit de la concurrence dans les secteurs stratégiques
Par DANIELLE TIEMELE / 16 septembre 2026 à 22:42 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 minBanjul (Gambie), 16 sept 2026 (AIP)- Le président par intérim de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO, Charles N’Diaye, a exhorté les instances de régulation de la concurrence, notamment l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC), à garantir les conditions techniques et économiques nécessaires à l’application effective du droit de la concurrence dans les secteurs stratégiques, tels que les télécommunications et l’énergie.
Intervenant lors d’un panel consacré au thème « Application du droit de la concurrence dans les secteurs stratégiques », organisé dans le cadre de la conférence annuelle inaugurale de l’ARCC à Banjul, M. N’Diaye a souligné l’importance du rôle des régulateurs dans le secteur de l’énergie, caractérisé par la présence de monopoles dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Il a expliqué qu’il est essentiel de mettre en place des conditions techniques et économiques permettant à la concurrence de s’exercer, notamment en garantissant un accès ouvert aux réseaux de transport et de distribution et en définissant des règles transparentes de raccordement.
Ces règles doivent permettre aux sociétés productrices d’électricité, notamment celles qui exploitent des centrales, de se raccorder au réseau de transport.
Selon lui, en l’absence de règles garantissant le libre accès aux réseaux de transport, les sociétés nationales historiques pourraient chercher à préserver leur position de monopole. « Donc là, c’est vraiment le rôle essentiel du régulateur pour stimuler la concurrence dans nos secteurs où pratiquement il n’y en a pas », a-t-il ajouté.
Dans le même sens, le directeur des études et de la prospective de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), Lanciné Fofana, a relevé que le régulateur doit veiller à ce que l’accès aux infrastructures soit équitable et transparent pour l’ensemble des acteurs du marché.
Il a souligné que, dans un marché des télécommunications compétitif, le régulateur doit réunir les conditions nécessaires à une concurrence saine entre les différents opérateurs.
La conférence annuelle inaugurale de l’ARCC, ouverte mardi en présence du vice-président gambien, Muhammad DS Jallow, s’achèvera jeudi par la présentation d’une déclaration finale présentée par le directeur exécutif de l’ARCC, Dr Siméon Konan Koffi.
(AIP)
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