Côte d’Ivoire-AIP/ Des agents de vulgarisation de l’ANADER renforcent leurs capacités sur la caféiculture à Gagnoa
Par Ckihin Dogad DOGOUI / 6 octobre 2026 à 11:00 / il y a 4 heures / Temps de lecture : 4 minGagnoa, 06 oct 2026 (AIP)- Une soixantaine d’agents de vulgarisation de l’ANADER, dénommé Techniciens spécialistes des cultures pérennes (TSCP) de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) de Gagnoa ont entamé lundi 05 octobre 2026, une session de renforcement de leurs capacités sur la caféiculture.
Initié par le Conseil national de recherche agronomique (CNRA), cet atelier vise, selon le directeur régional du CNRA pour la région Sud-Ouest, basé à Gagnoa, Dr N’Guessan Kouamé François, à renforcer les capacités des agents sur quelques acquis de la recherche.
La caféiculture ivoirienne demeure confrontée à de nombreuses contraintes, qui limitent son potentiel de production. Parmi ces contraintes, figurent notamment les maladies ravageuses, la baisse de la fertilité des sols, l’inadaptation de certains itinéraires techniques et les difficultés liées au renouvellement du verger, a indiqué le directeur régional.
A ces contraintes, s’ajoutent les effets néfastes du changement climatique, marqué par l’irrégularité de la pluviométrie et l’allongement des périodes de saison sèche observées dans plusieurs régions de production et qui constituent un défi majeur pour la résilience et la durabilité de la caféiculture ivoirienne.
Face à ces défis, la recherche agronomique doit produire des solutions scientifiquement fondées, mais surtout adaptées aux réalités des producteurs. Ainsi, les projets financés par le Conseil café cacao ont permis au CNRA de développer et de consolider plusieurs innovations agricoles, visant à améliorer durablement la productivité des caféières.
« Vous les techniciens sur le terrain, constituez donc les principaux relais entre les résultats de la recherche et les producteurs qui doivent les mettre en pratique », a déclaré Dr N’Guessan. Il a rappelé que le rôle des TSCP est « essentiel » pour transformer les connaissances scientifiques, en pratiques agricoles « concrètes, accessibles, et adaptées » aux réalités des exploitations.
« Toutefois, une innovation scientifique ne peut avoir un véritable impact que lorsqu’elle est effectivement transférée, diffusée, bien comprise et adoptée par les producteurs sur le terrain », a averti Dr N’Guessan. Le renforcement des capacités des agents de vulgarisation revêt donc une « importance stratégique », a-t-il dit.
Dr N’guessan François a assuré les techniciens de l’ANADER, que les chercheurs du CNRA partageront avec eux, trois jours durant, leurs résultats et leurs expériences, dans les domaines de l’amélioration génétique, de l’agronomie, et de la protection des cultures.
Pour une efficacité de la diffusion des connaissances aux producteurs, il a insisté sur le devoir des techniciens de partager à leur tour, les mêmes connaissances avec les Agents de développement rural (ADR). « Ils sont plus proches des producteurs et font un encadrement rapproché sur le terrain », a-t-il souligné.
« L’objectif n’est pas seulement de vous transmettre des connaissances, mais de vous permettre de maîtriser les fondements scientifiques des recommandations qui seront vulgarisées auprès des producteurs », a confié le chercheur du CNRA. Selon lui, chaque recommandation technique devra être accompagnée d’une explication « claire » sur l’intérêt, les conditions d’applications et les résultats attendus.
Cette approche permettra, a-t-il assuré, de renforcer la qualité du conseil agricole et de favoriser une meilleure appropriation des innovations par les producteurs sur le terrain
« Je souhaite donc que cet atelier soit un véritable espace d’échange entre les chercheurs et les agents de vulgarisation que vous êtes, afin de mieux répondre aux préoccupations des producteurs », a-t-il recommandé.
Pour la formatrice, Dr Gba Carinne Okoman, généticienne au programme café cola du CNRA, tous les trois ans, les agents de l’ANADER bénéficient de cette formation, parce que le café fait partie des cultures importantes pour l’économie ivoirienne.
Elle a rappelé que ceux qui sont auprès des producteurs, sont « justement » les agents ANADER, à qui il faut apporter les informations, renforcer leurs capacités, afin qu’ils soient plus actifs et plus performants sur le terrain.
La recherche a créé une nouvelle variété de café en Côte d’Ivoire, qui a les qualités de la variété robusta et de la variété arabica.
(AIP)
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