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Côte d’Ivoire-AIP/ Fistule obstétricale : le gouvernement veut consolider les acquis du programme

Côte d’Ivoire-AIP/ Fistule obstétricale : le gouvernement veut consolider les acquis du programme

Par Loua Michel SOUMAHARO / 6 octobre 2026 à 11:54 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 06 oct 2026 (AIP)- Le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Adama Dosso, a appelé, lundi 5 octobre 2026 à Grand-Bassam, à consolider les acquis de la lutte contre la fistule obstétricale et à préparer l’extension du programme à de nouvelles bénéficiaires et localités dès 2027.

Dosso s’exprimait à l’ouverture de l’atelier bilan et de capitalisation du Programme d’appui médical et financier aux femmes et filles victimes de fistule obstétricale, en présence notamment de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, des représentants du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ainsi que de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et des structures partenaires.

Il délégué a souligné que la fistule obstétricale ne devait pas être appréhendée sous son seul aspect médical, ses conséquences affectant également la dignité, l’insertion sociale et l’autonomie économique des femmes qui en sont victimes.

Avec l’appui de la CEDEAO, à travers le Centre son centre pour le Développement du Genre, le programme a permis, sur la période 2024-2025, d’assurer la prise en charge médicale, chirurgicale et psychosociale de 60 femmes et filles, ainsi que leur accompagnement dans le processus de réinsertion socio-économique.

La ministre Nassénéba Touré a, pour sa part, rappelé que la lutte contre la fistule obstétricale nécessite une approche globale combinant soins, prévention, protection et autonomisation économique. Elle a notamment relevé que la caravane opératoire organisée en 2025, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de la coopération coréenne à travers l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), avait permis de restaurer 150 femmes.

Prévu les 5 et 6 octobre, l’atelier doit permettre aux participants d’examiner les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les différents maillons de la prise en charge des victimes, notamment les soins médicaux et chirurgicaux, la prévention, l’accompagnement psychosocial et la réinsertion socio-économique.

Dosso a invité les experts à formuler des recommandations opérationnelles et à élaborer une feuille de route précisant les priorités, les responsabilités, les besoins de financement ainsi que les partenariats à mobiliser.

Cette démarche vise notamment à préparer, dès 2027, la poursuite du programme et son éventuelle extension à un plus grand nombre de bénéficiaires et de localités, sous réserve de la réunion des conditions nécessaires.

À travers cette initiative, le gouvernement ivoirien et la CEDEAO entendent renforcer une approche de l’intégration régionale fondée sur des actions ayant un impact direct sur les conditions de vie des populations.

(AIP)

msl/fmo