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Côte d’Ivoire-AIP/Gestion des migrations : l’État renforce son dispositif frontalier avec quatre nouveaux postes de police

Côte d’Ivoire-AIP/Gestion des migrations : l’État renforce son dispositif frontalier avec quatre nouveaux postes de police

Par DELPHIN EHUI / 18 octobre 2026 à 15:40 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 4 min

Man, 18 oct 2026 (AIP)-Le gouvernement ivoirien a inauguré, samedi 17 octobre 2026 à Dohouba, dans le département de Zouan-Hounien, quatre postes de police aux frontières destinés à renforcer le contrôle des flux migratoires et la lutte contre la criminalité transnationale.

Les infrastructures de Dohouba, Péhékan-Barrage, Gbeunta et Doubasso, situées respectivement dans les départements de Zouan-Hounien, Toulepleu, Danané et Tengréla, ont été réalisées dans le cadre du projet CIVIT, financé par le gouvernement italien et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec les autorités ivoiriennes.

Ces postes sont équipés de moyens destinés aux opérations d’immigration et d’émigration, au contrôle documentaire, à la communication et à la surveillance des frontières. Trois d’entre eux, à savoir Dohouba, Péhékan-Barrage et Gbeunta, disposent également de dortoirs pour les agents. Des infrastructures hydrauliques ont été réalisées sur les différents sites pour répondre aux besoins des services frontaliers et des communautés riveraines.

Le ministre Vagondo Diomandé au nom du gouvernement a
traduit les reconnaissances aux partenaires du projet CIVIT que sont la République Italienne et l’OIM.

« Nos frontières sont des espaces d’échanges essentiels à la vie économique et sociale de nos communautés. Elles sont toutefois exposées aux trafics illicites, à la fraude documentaire, aux migrations irrégulières et à diverses formes de criminalité transnationale », a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé.

Il a indiqué que la gestion des frontières doit associer le contrôle du territoire à la facilitation de la mobilité régulière des personnes. Il a également invité les populations riveraines à collaborer avec les fonctionnaires affectés aux nouveaux postes pour contribuer à la sécurité des localités frontalières.

Au-delà des infrastructures, le projet CIVIT a permis de former 96 agents aux questions de gestion des migrations et des frontières, de lutte contre la fraude documentaire, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants. Parmi eux, 12 ont été préparés à devenir des formateurs nationaux afin d’assurer la transmission des compétences acquises au sein des services concernés.

Le chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Preux, a souligné que ces réalisations visent à renforcer la présence de l’État dans les zones frontalières et à améliorer les conditions de travail des agents. « Une infrastructure, aussi moderne et bien équipée soit-elle, ne peut produire les résultats attendus sans les femmes et les hommes qui la font vivre », a-t-il relevé.

Le projet a également favorisé les échanges entre les administrations ivoiriennes et italiennes, à travers des formations spécialisées en Italie, des visites d’étude et des activités de partage d’expertise. Quinze fonctionnaires de police ont notamment bénéficié d’une formation spécialisée à Nettuno, en Italie.

Le ministre Vagondo a présenté aux populations les différents commissaires qui serviront dans les différents postes frontières.

L’ambassadrice d’Italie en Côte d’Ivoire, Roberta Di Lecce, a pour sa part relevé que la coopération entre les deux pays en matière migratoire ne se limite pas à la sécurité et au contrôle des frontières. Elle a évoqué les initiatives liées à la formation professionnelle, à l’emploi et aux voies régulières de mobilité, qui visent à offrir des possibilités aux jeunes.

Le projet CIVIT s’inscrit dans la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Italie en matière de gestion intégrée des frontières. La première pierre des quatre postes avait été posée le 26 juin 2024 à Dohouba, en présence des ministres de l’Intérieur des deux pays.

L’entrée en service de ces infrastructures ouvre une nouvelle étape dans le dispositif de gestion des frontières ivoiriennes. Leur efficacité dépendra désormais de la capacité des services concernés à assurer leur fonctionnement, à entretenir les équipements et à poursuivre la coopération avec les communautés frontalières.

(AIP)

ebd/zaar