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Côte  d’Ivoire-AIP/ Aquaponie: une spécialiste préconise la culture hors-sol pour renforcer la sécurité alimentaire

Côte  d’Ivoire-AIP/ Aquaponie: une spécialiste préconise la culture hors-sol pour renforcer la sécurité alimentaire

Par PHILOMENE KOUAME ADJOUA / 19 octobre 2026 à 19:51 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 19 oct 2026 (AIP) – La directrice du cabinet d’audit et de conseil en responsabilité sociétale des entreprises (RSE) Côtis-Colding, Marie-Anne Messou, a préconisé le recours à l’aquaponie pour développer la production alimentaire sans terre, lors d’une campagne de sensibilisation à l’écoresponsabilité rurale. organisée à Abatta Village, dans la commune de Bingerville.

Présentée jeudi 15 octobre 2026, à Abatta Village (Bingerville) comme une solution aux contraintes liées à la disponibilité des terres cultivables et de l’eau, l’aquaponie associe l’aquaculture, notamment l’élevage de poissons, et l’hydroponie, qui permet de cultiver des plantes sans sol.

« C’est un système qui permet de produire des aliments même lorsqu’on ne dispose pas de terres agricoles », a expliqué Mme Messou, soulignant son intérêt pour la sécurité alimentaire et la promotion d’une alimentation saine.

Le dispositif repose sur un circuit dans lequel les déchets des poissons apportent des nutriments aux plantes, tandis que celles-ci contribuent à filtrer l’eau qui retourne dans les bassins. Ce mécanisme permet de réutiliser l’eau et de limiter les besoins en renouvellement, a-t-elle indiqué.

Selon la spécialiste, plusieurs cultures maraîchères, notamment la tomate, l’aubergine, le céleri, le persil et certaines plantes aromatiques, peuvent être produites grâce à cette technique. Des espèces de poissons adaptées peuvent également être élevées dans les bassins.

Mme Messou a souligné que l’aquaponie peut être mise en place sur différentes superficies, dans les cours des maisons, sur les toitures d’immeubles ou dans des espaces disponibles, y compris des bâtiments inachevés aménagés à cet effet.

Elle a également relevé les possibilités économiques offertes par ce système, qui pourrait favoriser la création d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes, grâce à la commercialisation des poissons et des légumes. Les produits invendus pourraient être transformés, notamment par le fumage du poisson ou la conservation des récoltes, a-t-elle ajouté.

La responsable de Côtis-Colding a encouragé les populations d’Abatta Village à s’approprier cette technique, en vue de faire de la localité un site pilote susceptible de servir de modèle à d’autres communautés.

Elle a précisé que les coûts d’installation varient en fonction de la superficie et du type de dispositif retenu, ajoutant que des structures légères peuvent être construites avec des matériaux accessibles. Elle a également évoqué la possibilité de recourir à l’énergie solaire pour assurer le fonctionnement des installations.

Ayant découvert cette technique au Canada, Mme Messou a indiqué qu’une structure spécialisée située à Bingerville, dénommée Aquaponics, expérimente déjà différentes productions, notamment les fraises, le basilic et la menthe, et pourrait accueillir des personnes désireuses de se former.

(AIP)

apK/cmas