Côte d'Ivoire-AIP/Inter/ Le pasteur Paul Mackenzie et 29 coaccusés reconnus coupables du meurtre de 191 personnes au Kenya
Par MARYAM COULIBALY / 20 octobre 2026 à 21:50 / il y a 6 heures / Temps de lecture : 2 minAbidjan, 20 oct 2026 (AIP) – Le pasteur autoproclamé Paul Mackenzie et 29 coaccusés ont été reconnus coupables, lundi 19 octobre 2026, du meurtre de 190 enfants et d’un adulte dont les corps ont été retrouvés dans la forêt de Shakahola, dans l’Est du Kenya, en 2023, rapporte Radio France internationale (RFI).
La Haute Cour de Mombasa a estimé que les preuves présentées au cours du procès établissaient la responsabilité des 30 accusés dans ces meurtres liés aux pratiques de jeûne extrême prônées par Paul Mackenzie, dirigeant de l’Église internationale de la Bonne Nouvelle.
Les victimes figuraient parmi les quelque 430 corps découverts dans des fosses communes sur le domaine du pasteur, dans le comté de Kilifi, sur la côte kényane. La plupart seraient mortes de faim, tandis que certains enfants auraient été étranglés ou étouffés.
Dans sa décision, la juge a décrit une organisation structurée, dotée d’une hiérarchie et dont les membres auraient appliqué les directives du chef religieux. Le procès, qui a duré plus de deux ans, a notamment donné lieu à l’audition de plus de 130 témoins.
La défense conteste toutefois le verdict. L’avocat de Paul Mackenzie et de ses coaccusés, Me Lawrence Obonyo, a estimé que la cour n’avait pas suffisamment pris en compte les éléments présentés par ses clients et a annoncé son intention de faire appel.
Le prononcé des peines est prévu le 6 novembre 2026. Bien que le meurtre soit passible de la peine capitale au Kenya, le pays applique un moratoire sur les exécutions, ce qui expose les accusés à une éventuelle condamnation à la réclusion à perpétuité.
Cette affaire, connue sous le nom de massacre de Shakahola, a suscité une vive émotion au Kenya et relancé le débat sur le contrôle des groupes religieux et les dérives liées à certaines pratiques spirituelles.
(AIP)
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