Côte d’Ivoire-AIP/ Des filles du lycée moderne de Tengréla sensibilisées aux VBG et au dépistage du cancer du sein
Par AIP Tengrela / 21 octobre 2026 à 16:36 / hier / Temps de lecture : 3 minTengréla, 22 oct 2026 (AIP)- Des jeunes filles du lycée moderne de Tengréla ont été sensibilisées aux violences basées sur le genre (VBG) et au dépistage du cancer du sein, mercredi 21 octobre 2026, à l’initiative du Centre AHOU en collaboration avec l’Association du personnel féminin du lycée moderne de Tengréla (APFL).
Le directeur du centre social de la localité, N’Guessan et la sage femme, Konan Romy ont formé les jeunes filles sur les mécanismes de lutte contre les violences basées sur le genre et sur la santé menstruelle et le cancer du sein.
La représentante du centre SIRA et du centre AHOU, Sekongo Jemima Coulibaly, enseignante de philosophie au lycée moderne de la ville, a insisté sur la nécessité d’offrir aux adolescentes un cadre d’écoute, d’information et d’accompagnement pour faire face aux difficultés susceptibles de compromettre leur bien-être et leur scolarité.
Elle a relevé que les premières menstruations, les mariages précoces, le harcèlement, les violences, les grossesses non désirées et les difficultés économiques constituent autant de facteurs pouvant fragiliser le parcours scolaire des jeunes filles. Selon elle, la peur du jugement, la honte et le manque d’informations conduisent souvent certaines adolescentes à garder le silence face aux problèmes qu’elles rencontrent.
Face à ces préoccupations, Mme Sekongo a présenté le centre SIRA, une initiative portée par le centre AHOU et l’APFL, destinée à offrir aux jeunes filles un espace de proximité consacré à l’écoute, à l’information, à l’accompagnement et à l’orientation.
Le centre entend notamment lutter contre la précarité menstruelle, prévenir les abandons scolaires et contribuer à la prise en charge des situations de violences basées sur le genre. Ses services comprennent l’écoute confidentielle, l’information sur la santé menstruelle, l’accompagnement au maintien ou au retour à l’école ainsi que l’orientation vers les structures sociales, sanitaires, psychologiques ou judiciaires compétentes.
La représentante a précisé que ces services ont vocation à être gratuits et accessibles dans le respect de la dignité, de l’intimité et de la confidentialité des bénéficiaires, sans se substituer aux institutions spécialisées.
« Aucune jeune fille ne devrait voir son avenir compromis simplement parce qu’elle n’a pas trouvé, au bon moment, une personne pour l’écouter, l’informer ou l’accompagner », a-t-elle souligné, appelant à renforcer la solidarité autour des adolescentes.
À l’issue de la sensibilisation, les participantes ont reçu des serviettes hygiéniques pour assurer leur protection en période menstruelle.
(AIP)
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