Côte d’Ivoire-AIP/ Orpaillage illégal : les autorités de Hiré avertissent les populations sur l’intransigeances dans la répression
Par JEAN-MARIE KOFFI / 22 octobre 2026 à 09:42 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 4 minDivo, 22 oct 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Hiré, Koko née Koné Maïmouna, a organisé, mardi 20 octobre 2026, dans la cour de la sous-préfecture, une réunion d’information et de sensibilisation sur l’orpaillage illégal, au cours de laquelle l’autorité administrative, le député, des spécialistes des mines, de l’environnement, de la sécurité, ont expliqué aux populations les dangers liés à cette pratique et averti celles-ci sur l’intransigeance du gouvernement à mener dorénavant une lutte sans compromis contre les fautifs.
Mme Koko Maïmouna, le député de Hiré et Zégo, Dja Blé Joseph, la représentante du directeur régional des Mines, du Pétrole et de l’Energie du Lôh-Djiboua, Ladji Joanna, le commandant de brigade de la gendarmerie, Adahi Syriaque, le chef de service du commissariat de police de Hiré, commissaire Doukouré Henri-Peter, et le représentant du chef de poste des Eaux et Forêts, Madji Loukou, ont tour à tour montré la gravité des conséquences à pratiquer désormais l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, exhortant les populations à s’en détourner complètement.
Les différents intervenants ont relevé que l’Etat de Côte d’Ivoire a décidé de réprimer sévèrement toute personne qui sera prise comme auteur ou complice de pratique d’orpaillage illégal. Pour se faire, a-t-on noté, le gouvernent s’est donné six mois pour mettre fin à cette pratique en détruisant les sites illégaux d’orpaillage, en condamnant à de lourdes peines les fautifs, à savoir de cinq à 10 ans de prison, et de 50 à 100 millions de francs CFA d’amende.

« Ne venez pas plaider, car celui qui sera pris sera transféré à Abidjan. Il n’y aura pas de complaisance. J’invite donc les différents chefs de communauté de chaque village, hommes, femmes, jeunes, vieillards et enfants à collaborer avec les forces de l’ordre, à informer le sous-préfet de toute présence suspecte ou activité clandestine d’orpaillage sur leur terre », a lancé Mme Koko comme appel aux populations. Cet appel a été repris par toutes les autorités qui ont pris la parole, invitant les propriétaires terriens à éviter de prêter leurs terres pour cette activité illégale, au risque de subir la rigueur de la loi.
La représentante du directeur régional des Mines, du Pétrole et de l’Energie du Lôh-Djiboua, Ladji Joanna, a auparavant expliqué le phénomène de l’orpaillage illégal, ses conséquences désastreuses sur la santé des populations à travers la pollution de la terre, de l’environnement, des eaux par des produits toxiques, notamment le cyanure et le mercure. Les nombreuses conséquences sociales de cette pratique illégale ont été également relevées, à savoir l’insécurité, la prostitution, la cherté de la vie, la déscolarisation, les grossesses précoces.
Concernant les exploitations illégales, les populations ont été invitées à identifiées les sites illégaux, à les communiquer aux autorités, afin que quand arrivera la phase de réhabilitation par l’Etat des sites exploités illégalement, ceux-ci soient pris en compte. La région du Lôh-Djiboua enregistre sept sites d’orpaillage illégal, dont la majorité dans la sous-préfecture de Hiré. Zone aurifère reconnue au plan national, Hiré abrite trois grandes sociétés qui exploitent légalement des sites d’or concédés par l’Etat.
(AIP)
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