Côte d'Ivoire-AIP/ Touré Ahmed Bouah distingué membre d'honneur de l'association des écrivains ivoiriens
Par MICHEL OGUEHI / 14 mars 2026 à 13:39 / le 14 mars 2026 à 13:39 / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 14 mars 2026 (AIP)- L’entrepreneur et opérateur du secteur de l’urbanisme en Côte d’Ivoire, Touré Ahmed Bouah, a été distingué vendredi 13 mars 2026, à Abidjan, membre d’honneur de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) par la présidente de ladite association Hélène Lobé Wagga, qui, à la tête d’une délégation de 15 personnes, est venue lui remettre la carte dédiée, à son domicile de Cocody.
Selon M. Lobé, en se déplaçant pour venir remettre la carte de membre d’honneur, il s’agit de célébrer “un homme de valeur et d’exception” qui a pensé à laisser quelque chose à la postérité à travers la publication de nombreux ouvrages.
“Les mots s’envolent mais les écrits restent et ils en laissent 51 pour la postérité. Ce n’est pas donné à tout le monde de le faire et nous, Association des écrivains de Côte d’Ivoire on ne pouvait pas rester en marge d’une telle valeur. (…) On va le prendre avec nous, on va le mettre en valeur. On va le mettre en haut pour que tout le monde voit que chez nous, dans l’Association des écrivains, nous avons aussi des personnes de valeur, des personnes d’honneur”, a-t-elle confié.
De son côté, Touré Ahmed Bouah a perçu cette distinction de l’AECI comme, “un honneur immense”, car les écrivains ne sont pas seulement les auteurs du livre, ils sont les gardiens de la mémoire, les architectes des idées et les éclaireurs des sociétés.
“Aujourd’hui, en recevant cette carte d’honneur des écrivains de la Côte d’Ivoire, je ne la considère pas comme une récompense personnelle. Je la reçois plutôt comme une responsabilité supplémentaire”, s’est-il exprimé.
Opérateur dans le domaine de l’urbanisme, son intérêt pour l’écriture est comme “une nécessité intérieure”, convaincu que si les projets construisent les villes, les idées construisent les civilisations et les idées vivent dans les livres.
“C’est cette conviction qui m’a poussé à écrire. Écrire pour expliquer, écrire pour témoigner, écrire pour alerter, mais aussi écrire pour transmettre. (…) Notre pays a produit des intellectuels, des philosophes, des historiens, des poètes et romanciers qui ont marqué l’Afrique et le monde. Mais nous devons aller encore plus loin. Car le XXIe siècle sera aussi le siècle de la bataille des idées”, a-t-il justifié.
Le récipiendaire a remercié la délégation de l’AECI venue partager ce moment avec lui. Il a dit que son engagement lui rappelle que la Côte d’Ivoire possède une “richesse inestimable” et souhaité que Dieu inspire toujours ceux qui écrivent pour éclairer le monde.
Ayant fait ses premiers pas dans l’univers de la littérature depuis 1997, Touré Ahmed Bouah est auteur 51 œuvres à savoir 49 déjà publiées et deux en cours d’édition. Il y aborde plusieurs sujets d’intérêt comme l’urbanisme, la gouvernance foncière, l’économie, la spiritualité, les défis économiques de notre continent, le rôle des intellectuels, la transformation de l’Afrique et la nécessité d’organiser nos territoires, la connaissance et la pensée stratégique.
Entre réflexion stratégique, analyse économique et vision prospective, 46 livres font l’objet d’une compilation et constituent une contribution majeure au débat sur l’avenir urbain du continent, a-t-on appris.
(AIP)
fmo