Côte d’Ivoire-AIP / A Yopougon, les travailleurs célèbrent le 1er mai dans la ferveur et réaffirment leur attachement au dialogue social
Par ADRIENNE EHOUMAN / 1 mai 2026 à 16:14 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 4 minAbidjan, 1er mai 2026 (AIP) – Dans une ambiance marquée par la ferveur et la mobilisation, les travailleurs ivoiriens, réunis au sein de l’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UNATR-CI), ont célébré la fête du Travail, ce vendredi, dans la commune de Yopougon, à Abidjan, tout en réaffirmant leur attachement au dialogue social comme levier essentiel d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Organisée sur l’axe principal reliant le carrefour Ficgayo à la pharmacie Kénéya, la cérémonie a mobilisé de nombreux syndicats issus de divers secteurs d’activités, dans un esprit de solidarité et d’engagement.
Ouvrant la série des allocutions, le président du comité d’organisation, Loukou a rappelé la portée symbolique de cette journée. « Le 1er mai n’est pas une simple date. Il symbolise le courage, la solidarité et les sacrifices consentis par des générations de travailleurs », a-t-il déclaré.
Au nom des travailleurs, Dr Kodibo Yves, secrétaire général de l’UNATR-CI, a insisté sur les attentes du monde du travail. « Le travail digne, justement rémunéré et respecté demeure le socle d’une nation forte et équitable », a-t-il affirmé, appelant à une amélioration des conditions de vie et à une revalorisation des salaires face à la cherté de la vie.
Représentant la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Bodo Léopold a mis en avant les acquis du dialogue social. « Le dialogue social, lorsqu’il est conduit dans un esprit de responsabilité partagée, reste le meilleur outil de régulation du monde du travail », a-t-il affirmé, tout en soulignant la nécessité de relever les défis liés à l’emploi, notamment celui des jeunes et des femmes.
Pour sa part, la directrice pays de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, Coumba Diop a insisté sur la dimension humaine du travail. « Le travail est avant tout une source de dignité, un vecteur d’inclusion sociale et un levier fondamental de développement durable », a-t-elle soutenu, appelant à renforcer la protection sociale et la lutte contre la précarité.
Intervenant au nom du parrain de la cérémonie, M. Yaya Doumbia, représentant du maire de Yopougon, Adama Bictogo, a salué les efforts consentis par les autorités en faveur des travailleurs. « Nous traversons un contexte mondial difficile qui exige de tous une capacité d’adaptation, notamment face aux mutations technologiques », a-t-il indiqué, invitant les travailleurs à se former et à s’adapter aux nouveaux défis.
Enfin, au nom du gouvernement, M. Konaté Ibrahim, représentant du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, a réaffirmé l’engagement de l’État. « Grâce à la paix sociale et au dialogue, des avancées significatives ont été enregistrées en matière d’emploi, de protection sociale et de formation professionnelle », a-t-il déclaré, évoquant les programmes en faveur des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables.
Moment fort de la célébration, le défilé des syndicats a mis en lumière la diversité du tissu professionnel ivoirien. Tour à tour, les organisations syndicales des secteurs industriel, agricole, des services et de l’économie informelle ont paradé, traduisant leur engagement en faveur de la défense des droits des travailleurs.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale, avant le déplacement des responsables syndicaux à la Primature pour la célébration officielle et la présentation des doléances au gouvernement.
(AIP)
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