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Côte d’Ivoire-AIP/ JNSP 2026 Divo : la redevabilité dans l’administration expliquée aux fonctionnaires et agents de l’Etat

Côte d’Ivoire-AIP/ JNSP 2026 Divo : la redevabilité dans l’administration expliquée aux fonctionnaires et agents de l’Etat

Par JEAN-MARIE KOFFI / 26 juin 2026 à 07:55 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Divo, 26 juin 2026 (AIP) – Les fonctionnaires et agents de l’Etat de la région du Lôh-Djiboua ont eu droit à une conférence inaugurale des Journées nationales du service public (JNSP) à Divo, sur le thème de la redevabilité dans l’administration, qu’a expliqué et développé par le professeur d’université, Irié Bi Gohy Mathias, mercredi 24 juin 2026, sous la présidence de la préfecture de région.

Le conférencier a planché sur le thème précis, « La redevabilité administrative d’hier à aujourd’hui : le cas de la Côte d’Ivoire ». Enseignant à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, Pr Irié Bi Gohy Mathias a défini la redevabilité comme « un idéal de bonne gouvernance ». Selon lui, « la redevabilité est l’obligation de démontrer qu’un travail est entrepris selon les règles, les normes convenues, les objectifs fixés de façon impartiale et transparente ».

Au niveau de l’administration, il a relevé que les acteurs étatiques sont redevables envers les citoyens et les citoyennes et que cette redevabilité impose une obligation de résultat, donc une possibilité de sanction de l’agent quand le résultat n’est pas atteint. La redevabilité étant liée à des principes de gouvernance, de transparence, d’efficacité et de partenariat avec le citoyen, elle implique un rapport horizontal entre l’administration et les usagers clients, a soutenu le conférencier.

AIP. Conférence inaugurale JNSP Divo – Prof Irié Bi Gohy Mathias (24-06-26)

« Tout agent dans les administrations publiques a l’obligation de rendre compte de ses actes, de ses décisions, et de l’usage des ressources collectives », a souligné Dr Irié Bi Gohy. Selon lui, la redevabilité est à la fois un droit des citoyens et un devoir de l’Etat. Il a relevé que la Côte d’Ivoire a initié des reformes importantes au niveau des administrations, depuis 2011, pour répondre à cet impératif de la redevabilité vis-à-vis de citoyen, de l’usager client.

Pour le conférencier, sont à saluer les lois sur la lutte contre la corruption, la création de certaines institutions comme la Haute autorité pour la bonne gouvernance, la Cour des compte, l’Inspection générale de l’Etat, l’établissement d’indicateurs sur la bonne gouvernance, la loi de 2018 sur l’obligation de déclaration de patrimoine de personnalités et agents de l’Etat.

Selon les statistiques, au 31 décembre 2025, le taux de conformité global à cette règle de déclaration du patrimoine a été de 90,66% soit 9844 déclarations enregistrées par la Haute autorité pour la bonne gouvernance, sur un total attendu de 10 858 personnes. Il y a le contrôle des marchés publics et le contrôle des dépenses discrétionnaires qui sont également à saluer, selon Prof Irié Bi. Il a cependant relevé qu’au niveau des contrôles des efforts devraient être faits pour que les règles établies soient strictement respectées par tous, sinon cela sera contreproductif à la longue.

Le représentant du préfet de région, Alla Yao Alain, et les participants à cette conférence se sont réjouis du thème abordé et de la qualité des échanges qui en ont suivis. Pour ces JNSP, d’autres conférences sous forme de panels ont eu lieu toute la journée de jeudi, notamment sur les thèmes « Ensemble, construisons un service public ami du citoyen », et « Femmes de l’administration : du symbole au système ».

(AIP)

jmk/fmo