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Côte d'Ivoire-AIP/ Inter/ Manifestation contre l'immigration clandestine: le gouvernement sud africain maintient le 30 juin comme journée normale et promet une réponse ferme à toute violence

Côte d'Ivoire-AIP/ Inter/ Manifestation contre l'immigration clandestine: le gouvernement sud africain maintient le 30 juin comme journée normale et promet une réponse ferme à toute violence

Par DESIREE AIMEE FLORENCE SON / 26 juin 2026 à 15:50 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 26 juin 2026 (AIP)- Le gouvernement sud-africain a réaffirmé que le 30 juin 2026 sera une journée ouvrable normale sur l’ensemble du territoire et a averti que toute tentative d’intimidation, de violence ou de perturbation de l’ordre public sera réprimée avec la plus grande fermeté.

Cette déclaration a été faite vendredi 26 juin 2026 par le Comité interministériel (CIM) sur la migration sud à l’issue de sa réunion hebdomadaire consacrée à l’évaluation de la réponse gouvernementale face à la migration irrégulière, a rapporté l’Agence de presse sud africaine (SAnews).

« L’application de la loi relève exclusivement de l’État. Nous sommes prêts à protéger toutes les personnes vivant dans le pays, qu’il s’agisse de citoyens sud-africains ou de ressortissants étrangers, contre toute forme d’abus et d’intimidation. Le 30 juin 2026 sera une journée normale pour le pays », a déclaré la ministre sud africaine de la Justice et du Développement constitutionnel, Mmamaloko Kubayi.

Le gouvernement a rappelé qu’aucun particulier ou groupe non habilité n’a le droit d’exiger des documents d’identité ou une preuve de nationalité auprès du public. Il a également souligné que le blocage de l’accès aux écoles, aux hôpitaux, aux cliniques ou à tout autre service public constitue une infraction à la loi.

Mme Kubayi a averti que les actes de violence, d’intimidation, de vigilantisme, de xénophobie, les discours de haine ainsi que la diffusion de fausses informations, notamment sur les réseaux sociaux, feront l’objet de poursuites judiciaires.

Selon le Comité interministériel, les forces de l’ordre ont renforcé leurs opérations de renseignement face à la montée des tensions. Au 21 juin,  89 incidents liés à des troubles à l’ordre public et à l’incitation à la violence avaient été enregistrés, contre 53 la semaine précédente.

Au total, 164 personnes ont été arrêtées pour diverses infractions, notamment pour incitation à la violence et violation de la loi sur la réglementation des rassemblements, tandis que 36 affaires sont déjà pendantes devant les tribunaux.

Par ailleurs, dans le cadre de l’opération Shanela, le Service de police sud-africain a procédé à l’arrestation de plus de 5 000 personnes pour des infractions liées à l’immigration au cours de la semaine achevée le 15 juin.

La ministre a également condamné les récentes manifestations anti-immigration ayant donné lieu à des pillages dans certaines zones de l’État libre, rappelant que les actes de justice privée et les attaques ciblant des personnes en raison de leur nationalité constituent des infractions pénales.

Le gouvernement a indiqué avoir saisi les plateformes de médias sociaux concernant la diffusion de contenus liés au 30 juin, notamment des vidéos et images manipulées qui, selon les autorités, viseraient à attiser les violences et à ternir l’image internationale de l’Afrique du Sud.

Tout en rappelant que la Constitution garantit la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique, Mme Kubayi a souligné que ces libertés ne couvrent ni l’incitation à la violence ni les discours de haine.

Le Comité interministériel a enfin appelé les Sud-Africains à ne pas laisser les préoccupations légitimes concernant l’immigration irrégulière être instrumentalisées par des individus cherchant à provoquer des violences ou à déstabiliser le pays.

« Nous réaffirmons que le 30 juin 2026 sera une journée normale et que les activités économiques et sociales se poursuivront sans interruption », a conclu la ministre.

(AIP)

sdaf/zaar