Côte d'Ivoire-AIP/Déguerpissement de Koumassi Campement : Blé Goudé réclame vérité, réparations et sanctions
Par SIMON NESSENOU / 26 juin 2026 à 15:42 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 26 juin 2026 (AIP)- Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé a appelé, vendredi 26 juin 2026 à Cocody, à Abidjan, à l’établissement de toute la vérité sur le déguerpissement de Koumassi Campement, réclamant des sanctions contre tous les responsables ainsi qu’une réparation en faveur des victimes.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au siège de son parti, à Cocody Angré, le président du COJEP a estimé que la recherche de la vérité ne devait pas se limiter à l’identification des auteurs matériels des faits, mais devait également permettre de remonter toute la chaîne des décisions ayant conduit à cette opération.
Il a salué l’action des autorités judiciaires et les poursuites engagées à la suite des révélations du Procureur de la République concernant l’absence de fondement juridique de ces opérations de démolitions.
Selon lui, les enquêtes en cours devraient établir les responsabilités à tous les niveaux afin que des sanctions soient prises contre « ceux qui ont permis, contribué ou laissé faire ».
M. Blé Goudé a également plaidé pour la mise en place d’un fonds d’urgence destiné à reloger et à indemniser les locataires et propriétaires affectés par le déguerpissement, estimant qu’une « République moderne ne saurait demeurer indifférente face à la situation de centaines de citoyens brutalement privés de leurs habitations ».
Il a indiqué que sa formation politique avait, au-delà du soutien matériel et médical apporté aux sinistrés, constitué une équipe d’avocats chargée d’assurer l’assistance juridique des victimes afin d’obtenir réparation du préjudice subi.
Le président du COJEP a assuré que son parti politique continuerait d’accompagner les populations de Koumassi campement « jusqu’à ce que justice leur soit rendue ».
Charles Blé Goudé a souligné que cette affaire dépasse désormais le cadre de Koumassi campement et soulève la question de la protection des citoyens contre l’arbitraire.
Il a soutenu qu’un « État fort est avant tout un État capable de protéger les plus vulnérables contre les abus, l’injustice et toute forme d’arbitraire », a-t-il ajouté, appelant au renforcement d’institutions fortes, crédibles et transparentes pour une meilleure garantie contre les dérives.
Le principal mis en cause dans cette affaire, Brou Jacques, a été arrêté le jeudi 18 juin 2026 à Port-Bouët, précisément dans le quartier Terre Rouge à Gonzagueville, par les services de la Police nationale.
Dans le cadre des investigations en cours, plusieurs responsables ont déjà été auditionnés par les enquêteurs. Il s’agit notamment du directeur général des Services techniques du District autonome d’Abidjan, Boa Krapa Valérie, du maire de Koumassi, Ballet Narcisse Toussaint, ainsi que du responsable de l’entreprise SEKF, propriétaire des engins ayant servi aux opérations de démolition Kindo Moumouni.
(AIP)
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