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Côte d'Ivoire-AIP/ Des éleveurs d'Afrique de l'Ouest et du Centre à Abidjan pour définir une position commune sur le pastoralisme

Côte d'Ivoire-AIP/ Des éleveurs d'Afrique de l'Ouest et du Centre à Abidjan pour définir une position commune sur le pastoralisme

Par MARYAM COULIBALY / 30 juin 2026 à 14:41 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 30 juin 2026 (AIP) – Une cinquantaine de représentants des communautés pastorales, d’institutions régionales, d’experts, de partenaires techniques et financiers ainsi que de gouvernements d’Afrique de l’Ouest et du Centre se sont réunis, mardi 30 juin au vendredi 3 juillet 2026 à Abidjan, pour une rencontre régionale visant à élaborer une Déclaration d’Abidjan en faveur d’une meilleure gouvernance du pastoralisme.

Organisée à l’hôtel La Rose Blanche, à Cocody, par le Réseau des peuples pasteurs du Sahel et de l’Afrique (RPPS-A) et l’Alliance mondiale des peuples autochtones mobiles (WAMIP), en partenariat avec le ministère des Ressources animales et halieutiques, cette rencontre bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), d’Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF), d’Action contre la faim (ACF) et du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2).

Placée sous le signe de la gouvernance pastorale, la rencontre s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP 2026). Les participants examineront notamment les questions relatives à la sécurisation du foncier pastoral, à la mobilité transfrontalière, à la prévention des conflits agropastoraux, à la gestion durable des ressources naturelles ainsi qu’à la participation des femmes et des jeunes à la gouvernance des systèmes pastoraux.

À l’ouverture des travaux, le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a souligné que le pastoralisme constitue une réponse essentielle aux défis liés à la sécurité alimentaire, aux changements climatiques, à la gestion durable des ressources naturelles et à la consolidation de la paix.

« Le pastoralisme est bien plus qu’un mode de vie. Il constitue un système de production durable qui valorise les parcours, préserve la biodiversité et assure les moyens d’existence de millions de personnes », a-t-il déclaré, rappelant que la FAO assure le secrétariat général de l’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026.

Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le directeur de cabinet, Assoumany Gouromenan, a relevé les difficultés auxquelles est confrontée la Côte d’Ivoire en raison de la pression foncière croissante et des conflits liés à la transhumance.

Il a appelé les participants à proposer de nouvelles approches pour adapter le pastoralisme aux réalités actuelles, tout en préservant cette activité essentielle au développement de l’élevage et à l’intégration sous-régionale.

Le représentant des organisations pastorales et de la WAMIP, Dodo Boureima, a, pour sa part, rappelé que le pastoralisme est « une culture, une identité et un patrimoine vivant », confronté aux effets des changements climatiques, à la réduction des espaces pastoraux, à l’insécurité et aux conflits liés à l’accès aux ressources.

Il a plaidé pour une meilleure reconnaissance des communautés pastorales, estimant qu’elles constituent des acteurs majeurs de la paix, de la cohésion sociale, de la sécurité alimentaire et de la gestion durable des écosystèmes.

Les travaux devraient déboucher sur l’adoption de la Déclaration d’Abidjan 2026, un document de plaidoyer destiné à porter les recommandations des communautés pastorales d’Afrique de l’Ouest et du Centre lors du Rassemblement mondial des pasteurs prévu en août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, en prélude à la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17).

(AIP)

cmas