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AIP/ Gratuité de la planification familiale en Côte d’Ivoire: la directrice du Partenariat de Ouagadougou salue une « décision courageuse »

AIP/ Gratuité de la planification familiale en Côte d’Ivoire: la directrice du Partenariat de Ouagadougou salue une « décision courageuse »

Par SIMON BENJAMIN BASSOLE / 19 août 2026 à 21:35 / il y a 5 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 19 août 2026 (AIP) – La directrice de l’unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (PO), Marie Ba, s’est réjouie de la politique de gratuité des services de planification familiale en Côte d’Ivoire, à l’occasion d’une visite de terrain effectuée mercredi 19 août 2026 au Service de santé scolaire et universitaire (SSSU) de Marcory.

Mme Ba a qualifié cette mesure de « décision courageuse », qui devrait, selon elle, porter ses fruits au fil des années, renforcer l’impact des actions menées et faciliter l’accès des femmes à des services de qualité, en levant notamment l’obstacle financier. « Le coût ne doit plus être un frein à la planification familiale », a-t-elle insisté.

Cette visite, organisée dans le cadre du 15e anniversaire du Partenariat de Ouagadougou, a permis à Marie Ba de rappeler l’objectif de cet accord : repositionner la planification familiale dans neuf pays d’Afrique de l’Ouest, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, le Sénégal, le Niger, le Togo, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire.

« Nous existons depuis 2011. Ce partenariat a été mis en place lors de la conférence régionale du Burkina Faso, en réponse à l’impact de la démographie galopante et au manque d’indicateurs de qualité en matière de santé maternelle et infantile », a-t-elle précisé.

La directrice-coordinatrice du programme santé mère-enfant, Bamba Fatoumata Touré, a pour sa part réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la santé des adolescents et des jeunes.

Le pays dispose désormais de 110 services scolaires et universitaires dédiés à la prise en charge de cette tranche d’âge. Ces structures interviennent notamment dans la prévention des grossesses précoces et non désirées, ainsi que dans l’information et l’accompagnement en matière de santé sexuelle et reproductive.

Selon Dr Touré, l’objectif est d’aller toujours davantage vers les jeunes pour les aider à mieux gérer leur santé. Elle a constaté une fréquentation croissante de ces services par les adolescents et les jeunes, signe, à ses yeux, d’une évolution positive des comportements en matière de prévention.

Lors de la visite, le médecin-chef du SSSU de Marcory, Dr Assi Constantin, a présenté les différentes prestations offertes par le centre notamment la pharmacie, le bureau des sages-femmes, le secrétariat pour l’enregistrement à la Couverture maladie universelle (CMU), ainsi que le dispositif de distributeurs de préservatifs.

Il a indiqué que le centre reçoit en moyenne 50 à 60 jeunes par jour pendant l’année scolaire, et entre 30 et 40 pendant les vacances, pour une tranche d’âge majoritairement comprise entre 12 et 25 ans.

Au-delà des soins, l’établissement met l’accent sur la prévention et l’écoute : une grande partie des jeunes consultent pour des conseils ou un soutien face à des questions liées à leur sexualité et à leur santé.

(AIP)

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