Côte d'Ivoire-AIP/Des acteurs sociaux renforcent leurs capacités sur les droits à la santé sexuelle, reproductive et mentale à Doropo
Par Koatehi Natem OULAI / 20 septembre 2026 à 01:08 / il y a 6 heures / Temps de lecture : 2 minDoropo, 19 sept 2026 (AIP) – Des acteurs sociaux ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur les droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR), la prévention de l’exploitation des abus sexuels (PSEA) et la santé mentale, lors d’un atelier régional organisé par l’ONG l’Etoile du Bounkani (EBONI), en partenariat avec Médecins du Monde (MdM), avec l’appui financier de l’Union Européenne (ECHO).
Cet atelier, organisé du 15 au 17 septembre 2026, à la préfecture de Doropo s’inscrit dans le cadre du projet « Réponse d’urgence pour l’accès aux soins de santé essentiels et renforcement des capacités de réponses aux chocs pour les populations affectées par la crise sahélienne dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire »
Il vise à améliorer l’offre de services de santé et renforcer les mécanismes communautaires de résilience.
Lors de cette session de formation, les participants ont vu leurs compétences renforcées sur les droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR), la détection des signes d’alerte en matière de santé mentale, la conduite à tenir ainsi que leurs responsabilités dans la prise en charge des personnes présentant des risques de santé mentale.
La santé mentale repose sur les principes de dignité, de non-discrimination, de confidentialité, de consentement et de respect de la personne. L’atelier a également donné lieu à la gestion de cas pratiques de santé mentale, regroupant des leaders communautaires, guides religieux, travailleurs sociaux, les humanitaires et enseignants.
Selon les formateurs, les acteurs communautaires doivent être à l’écoute, dans le présent, respecter et adopter une attitude de non-jugement, éviter de projeter ses opinions, croyances et valeurs, savoir poser des questions et accepter ses limites, faire enfin preuve d’empathie.
Le directeur exécutif de l’ONG initiatrice de cet atelier, Dah Ollo Toussaint, a, pour sa part, rappelé que le contexte sécuritaire actuel de la région nécessitait d’accompagner les travailleurs sociaux et para-sociaux qui donnent chaque jour des soins, de leur temps dans l’accompagnement des populations impactées.
Ainsi, a-t-il invité les participants à prendre soin de leur santé mentale et à référer urgemment tout cas suspect pour une meilleure prise en charge.
(AIP)
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