Côte d’Ivoire-AIP/ Les populations riveraines des cimenteries bénéficient d’un dépistage gratuit des maladies métaboliques
Par SIMON BENJAMIN BASSOLE / 21 septembre 2026 à 09:24 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 2 minAbidjan, 21 sept 2026 (AIP)- Les populations vivant à proximité des entreprises de ciment bénéficient d’une campagne de sensibilisation, de consultations foraines et de dépistage gratuit du diabète, de l’hypertension artérielle (HTA) et de l’obésité, menée depuis le 16 septembre 2026 par le Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles (PNLMM/PMNT).
En collaboration avec l’Association des producteurs de ciments en Côte d’Ivoire (APCCI) et soutenue par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, cette opération vise à rapprocher le dépistage des populations et à favoriser une prise en charge précoce des maladies non transmissibles.
Après des passages à Treichville, notamment dans les quartiers France-Amérique et à la Cité du Port, ainsi qu’à Akoupé-Zeudji, dans la sous-préfecture d’Anyama, les équipes médicales étaient, samedi 19 septembre, à la Cité ADO, dans la commune de Yopougon.
Une consultation médicale permet enfin d’identifier d’éventuels facteurs de risque. En cas d’anomalie, une prise en charge peut être effectuée sur place ou le patient orienté vers une structure sanitaire, précise le médecin diabétologue Kouakou Ernest, responsable chargé des études, de la surveillance épidémiologique et de la prévention des maladies chroniques au PNLMM/PMNT,
M. Kouakou a notamment relevé l’importance du dépistage précoce, le diabète et l’hypertension pouvant évoluer sans symptômes apparents. « Ce sont des maladies silencieuses », a-t-il expliqué.
Le médecin a cité une prévalence du diabète estimée à 6,2 % en Côte d’Ivoire, selon les données de l’étude PREVADIA 2017, et une prévalence de l’hypertension artérielle autour de 40 % chez les adultes.
Il a également recommandé une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’une activité physique, rappelant que certains facteurs de risque, notamment l’âge et l’hérédité, ne sont pas modifiables, contrairement à la sédentarité et à certaines habitudes alimentaires.
La campagne se poursuit le 21 septembre à Attinguié, dans la sous-préfecture d’Anyama, puis le 22 septembre au grand terrain d’Anyama. Une autre étape est prévue le 3 octobre au quartier Bardot, à San-Pedro.
(AIP)
bsb/cmas