Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ L’Afrique revendique une plus grande influence dans la gouvernance de l’économie mondiale
Par KOUAO PASCAL / 22 septembre 2026 à 10:02 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 22 sept 2026 (AIP)- L’Afrique a plaidé, lundi 21 septembre 2026 à New York, pour un rôle accru dans la gouvernance mondiale et une meilleure valorisation de ses ressources, à l’ouverture de la cinquième édition de l’Unstoppable Africa, organisée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Réunissant des chefs d’État, dirigeants d’entreprises, investisseurs et décideurs politiques, cette rencontre de la Global Africa Business Initiative (GABI) a placé au cœur des échanges les enjeux liés au commerce, aux investissements, aux ressources naturelles, à l’énergie et à la transformation industrielle du continent.
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé à une présence permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU, estimant que l’influence croissante du continent dans l’économie mondiale devait s’accompagner d’une voix plus forte dans les affaires internationales.
Il a également plaidé pour une meilleure valorisation locale des ressources naturelles africaines, notamment les minéraux critiques, afin qu’elles contribuent davantage à la création d’emplois et de valeur sur le continent, plutôt qu’à leur seule exportation sous forme brute.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a, pour sa part, souligné l’importance du marché africain, fort de quelque 1,5 milliard d’habitants, appelant à accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et à réduire les obstacles au commerce.
Il a identifié l’accès à une énergie abordable, le développement des infrastructures, le financement, les compétences, la technologie et l’harmonisation des normes comme des conditions nécessaires à la transformation industrielle de l’Afrique.
Les échanges ont également mis en avant le rôle du secteur privé dans la transformation des ressources africaines en activités industrielles et en emplois. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de développer la transformation locale des minéraux critiques et du pétrole afin de conserver davantage de valeur économique sur le continent.
Par ailleurs, un fonds nigérian de 300 millions de dollars destiné au financement des énergies renouvelables décentralisées a annoncé sa première clôture, avec pour objectif de soutenir notamment les mini-réseaux solaires et les systèmes de stockage d’énergie.
L’Unstoppable Africa 2026 se poursuit avec des discussions consacrées notamment à la transformation numérique, aux investissements, aux industries créatives et à la place de l’Afrique dans l’économie mondiale.
(AIP)
kp