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AIP/ COP17 Biodiversité et COP31 Climat: la Côte d’Ivoire structure sa délégation et veut mobiliser des financements concrets

AIP/ COP17 Biodiversité et COP31 Climat: la Côte d’Ivoire structure sa délégation et veut mobiliser des financements concrets

Par GEORGES AUBIN KONAN / 22 septembre 2026 à 15:20 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 22 sept 2026 (AIP) – Le ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique a réuni, mardi 22 septembre 2026 à Abidjan Cocody, les acteurs institutionnels, le secteur privé et la société civile pour une session d’information consacrée aux prochaines échéances mondiales sur l’environnement.

À l’approche de la COP17 sur la biodiversité, prévue du 19 au 30 octobre à Erevan, en Arménie, et de la COP31 sur le climat, qui se tiendra du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie, les autorités ivoiriennes entendent structurer la délégation nationale et défendre des retombées financières concrètes pour le pays.

Cette deuxième réunion d’information, qui s’est tenue à l’amphithéâtre de la Conférence Épiscopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), visait à coordonner les préparatifs nationaux avant ces deux grandes rencontres internationales.

Au nom du ministre de l’Environnement, la directrice de cabinet adjointe, Indira Yanni-Domingo, a insisté sur le lien direct entre la sauvegarde de la nature et l’action climatique. « La biodiversité, les écosystèmes, les forêts, les ressources en eau, les sols et le climat sont étroitement liés. Les réponses que nous apportons à ces enjeux doivent être pensées dans une logique de cohérence, de complémentarité et d’action », a-t-elle déclaré.

Pour la représentante du ministre Abou Bamba, la présence ivoirienne ne saurait se limiter aux seules négociations de textes. Elle doit constituer un levier pour capter des investissements en faveur des priorités nationales, notamment l’adaptation du secteur agricole, la préservation du littoral et la restauration des forêts face à des pressions persistantes comme l’orpaillage illégal.

« Une COP est aussi un espace de coopération, de valorisation des expériences et de mobilisation des financements. La justice climatique doit se traduire par des moyens concrets au bénéfice de nos territoires et de nos populations », a précisé Mme Yanni-Domingo, appelant à élaborer des projets bancables avec l’appui du secteur privé.

Sur le plan opérationnel, la directrice de la Lutte contre les changements climatiques et Point focal national de la CCNUCC, Ange Patricia Adiko, a présenté la feuille de route de la délégation.

Elle a rappelé que cette rencontre constitue un cadre de concertation indispensable pour arrêter des positions nationales communes et bien documentées, tout en réglant les aspects pratiques du déplacement en Arménie et en Turquie.

Les équipes techniques ont, pour leur part, détaillé aux participants les modalités d’accréditation, les circuits de délivrance des visas ainsi que l’organisation du transport et de l’hébergement.

(AIP)

gak/cmas