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Côte d'Ivoire-AIP/ La CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS examinent à Abidjan la gouvernance des ressources en eau

Côte d'Ivoire-AIP/ La CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS examinent à Abidjan la gouvernance des ressources en eau

Par MARYAM COULIBALY / 22 septembre 2026 à 15:54 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 22 sept 2026 (AIP) – La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) ont ouvert, mardi 22 septembre 2026 à Abidjan, les travaux de la 13e session ordinaire du Comité des experts techniques du Cadre permanent de concertation et de suivi (CPCS) de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).

Les travaux, qui se déroulent durant deux jours, réunissent les points focaux nationaux et les délégations techniques des 15 États de la région, ainsi que des représentants des organismes de bassins transfrontaliers, des partenaires techniques et financiers et de la société civile, rapporte un communiqué transmis à l’AIP.

Les participants examinent l’état de mise en œuvre des résolutions régionales et formulent des recommandations qui serviront de base aux travaux de la 6e session ordinaire du Comité ministériel de suivi de la GIRE.

Intervenant au nom du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, la directrice de Cabinet du ministère, le Conservateur général Elvire-Joëlle Zouzou épouse Mailly, a inscrit la rencontre dans le cadre des réformes engagées par la Côte d’Ivoire dans le secteur de l’eau, notamment l’adoption d’un nouveau Code de l’eau en 2023, la révision de la Politique nationale de l’eau et l’élaboration d’un Schéma directeur des ressources en eau.

Le directeur du Centre de gestion des ressources en eau de la CEDEAO, Kouassi Kouakou Alexis, a relevé que la variabilité climatique, la pression démographique et la dégradation des écosystèmes exercent des pressions croissantes sur les ressources hydriques régionales, avec des conséquences potentielles sur la sécurité alimentaire, le développement énergétique et la stabilité.

« La Gestion intégrée des ressources en eau n’est plus simplement une option méthodologique. Elle est devenue une nécessité de survie et un puissant moteur d’intégration régionale », a-t-il déclaré.

L’examen technique porte notamment sur les 14 résolutions adoptées lors de la 5e session ministérielle, la révision de la Politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest et la mise en œuvre de deux directives régionales relatives aux infrastructures hydrauliques et à la gestion des ressources en eau partagées, adoptées en décembre 2024.

Les délégués ont également relevé des insuffisances dans le suivi de certaines décisions, notamment le projet de Fonds de l’eau de l’Afrique de l’Ouest, tandis que des avancées ont été enregistrées avec la création de l’Autorité de gestion du bassin transfrontalier du fleuve Mano.

Les conclusions de cette session technique doivent alimenter les travaux du premier Forum régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO), prévu les 24 et 25 septembre à Abidjan sur le thème « Valoriser l’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest ».

(AIP)

cmas