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Côte d'Ivoire-AIP/ Un spécialiste conseille le dépistage précoce pour éviter les complications de l'hypertension artérielle

Côte d'Ivoire-AIP/ Un spécialiste conseille le dépistage précoce pour éviter les complications de l'hypertension artérielle

Par SIMON BENJAMIN BASSOLE / 2 octobre 2026 à 18:01 / il y a 2 jours / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 02 oct 2026 (AIP) – Le directeur de l’Institut de cardiologie d’Abidjan (ICA), Pr Kramo Euloge a préconisé, mercredi 30 septembre 2026 lors d’un panel initié par la Fondation Orange à l’occasion de la Journée mondiale du cœur, un dépistage précoce de l’hypertension artérielle dans les hôpitaux de premier contact, présenté comme « la clé pour éviter les complications ».

« Chaque personne qui se présente dans un centre de santé, quel qu’en soit le motif, doit pouvoir tendre le bras pour qu’on lui prenne sa tension artérielle », a indiqué Pr Kramo Euloge.

Selon lui, le dépistage précoce de l’hypertension artérielle au niveau des structures sanitaires de premier contact constitue le moyen le plus efficace de prévenir les complications graves de cette maladie.

« L’hypertension artérielle est une maladie qui évolue de façon sournoise et silencieuse. Dans nos pays, 50 % des patients, parfois jusqu’à 70 %, ignorent leur condition. C’est pour cela qu’on l’appelle le tueur silencieux », a alerté Pr Kramo.

Il a souligné que c’est souvent à l’occasion de complications graves, notamment les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux (AVC), que la maladie est découverte. « C’est pourquoi il est essentiel que la prise de la tension artérielle devienne un réflexe dans tous les centres de santé de premier contact », a-t-il insisté.

Le directeur de l’ICA a expliqué que si l’hypertension est détectée tôt et prise en charge correctement, les complications peuvent être évitées. « Si on arrive à prendre en charge un patient dans les six heures suivant une crise cardiaque, son cœur récupère intégralement, sans complications. Mais au-delà de ce délai, les dégâts sont déjà constitués. »

S’exprimant au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Ané Ambroise a conseillé d’adopter des habitudes pérennes, en gardant toujours en mémoire le chiffre de sa tension artérielle comme sa date de naissance.

« Notre cœur nous demande de bouger, de choisir les aliments qui nous nourrissent plutôt que ceux qui nous rassasient et de bien gérer nos émotions », a-t-il affirmé.

Le directeur coordonnateur du Programme national de prévention des maladies non transmissibles (PNPMNT), Dr Adouéni Katché Valéry, a salué la stratégie de formation mise en place par l’ICA qui a permis de disposer de cardiologues disséminés de façon harmonieuse sur l’ensemble du territoire national, assurant ainsi une bonne prise en charge des populations.

Dr Adouéni  s’est félicité de la décision du gouvernement ivoirien d’intégrer l’hypertension artérielle et le diabète dans le panier de soins de la Couverture maladie universelle (CMU).

« Les médicaments et certains bilans concernant le diabète et l’hypertension artérielle sont désormais pris en charge. Cela va permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre les objectifs de développement durable pour ce qui concerne les maladies non transmissibles, notamment la réduction de 30 % des décès prématurés d’ici 2030 », a-t-il indiqué.

Il a enfin annoncé que des plaidoyers sont en cours pour intégrer d’autres pathologies, notamment le cancer, la drépanocytose et l’hémophilie, dans le panier de soins de la CMU.

(AIP)

bsb/cmas