Côte d'Ivoire-AIP/Inter /Mobilisation lycéenne en France : environ 500 établissements perturbés
Par ADRIENNE EHOUMAN / 5 octobre 2026 à 12:50 / il y a 7 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan 5 oct 2026 (AIP) —Environ 500 lycées sont totalement ou partiellement fermés lundi 5 octobre 2026 en France, sur environ 3 700 établissements, dans le cadre de la mobilisation lycéenne entamée la semaine dernière, alors que le gouvernement redoute une amplification du mouvement à la veille d’une nouvelle journée de manifestations, selon des médias français.
Plus de 160 établissements sont concernés en région parisienne, tandis que plusieurs villes ont connu des rassemblements, des barrages filtrants et des perturbations. La situation était toutefois plus calme lundi matin dans plusieurs secteurs, notamment à Rennes et Bordeaux, où certains établissements ont repris les cours.
Le mouvement des lycéens en France est lié et s’inscrit dans un contexte de contestation sociale et politique. Les revendications concernent entre-autres, l’éducation et les conditions d’études, notamment le manque d’enseignants et les postes non pourvus, qui entraînent des heures de cours non assurées, les conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements.
L’on note également les difficultés de remplacement des enseignants absents, les moyens accordés aux collèges et lycées, contestés par certains syndicats, qui estiment que les hausses budgétaires annoncées par le gouvernement ne compensent pas l’inflation,
Le mouvement reste marqué par des incidents violents. À Lens, dans le Pas-de-Calais, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée après avoir ramassé une grenade de désencerclement lancée par les forces de l’ordre. Les circonstances précises de l’accident faisaient encore l’objet d’investigations.
Face à cette mobilisation, le gouvernement a demandé la reprise des cours partout où les conditions de sécurité le permettent. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment demandé un traitement prioritaire, dans chaque académie, des absences longues et des postes non pourvus.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a reconnu lundi craindre un « embrasement » national du mouvement lycéen et étudiant, alors qu’une nouvelle journée de manifestations est annoncée mardi.
La Confédération générale du travail (CGT) a annoncé sa présence aux manifestations pour défendre le droit des lycéens à manifester, tout en condamnant les violences. De son côté, la Ligue des droits de l’Homme a dénoncé les interventions des forces de l’ordre et exprimé ses inquiétudes concernant le respect de l’État de droit.
(AIP)
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