mardi, février 10

Abengourou, 10 fév 2026 (AIP) – Le préfet de la région de l’Indénié-Djuablin, préfet du département d’Abengourou, Kouadio Kouassi Eugène, a annoncé un durcissement de la lutte contre l’orpaillage clandestin, avec la traque des donneurs de terres, de leurs complices et soutiens locaux..

Lors de la cérémonie de salut aux couleurs et de présentation des vœux de Nouvel An à la préfecture d’Abengourou, mardi 10 février 2026, l’administrateur civil a prôné la “tolérance zéro” et la fin de l’impunité pour toutes les personnes qui s’adonnent à cette activité destructrice, y compris les chefs de communautés.

“On va capturer ces personnes, que ces personnes soient des chefs de communautés ou que ces personnes soient simplement des chefs, on va les capturer, pour servir d’exemple”, a averti le préfet, estimant qu’un orpailleur clandestin ne peut s’installer sans la complicité d’un acteur local.

Il a rappelé que l’État a facilité et simplifié les procédures afin de rendre l’activité légale, jugeant inconcevable le fait que malgré cette opportunité de transformation de l’orpaillage en une activité régulière et encadrée, certains continuent d’inciter des acteurs à demeurer dans l’illégalité.

Le préfet d’Abengourou avait fait, l’année dernière, de la lutte contre l’orpaillage clandestin un défi prioritaire. Malgré la présence régulière du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI) dans la région, qui intervient en moyenne deux fois par semaine depuis près d’un an, le phénomène de l’orpaillage existe toujours et persiste.

Kouadio Eugène a indiqué que ce défi sera reconduit cette année, avec une nouvelle approche fondée sur l’implication étroite et la responsabilisation des chefs de communautés et des chefs de village.

(AIP)
nam/cmas

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