Côte d’Ivoire-AIP/JPO 2026 : La Banque mondiale veut changer sa perception auprès des populations
Par PIECHION BENJAMIN SORO / 21 septembre 2026 à 15:49 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 4 minAbidjan, 21 sept 2026 (AIP) – La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a appelé, lundi 21 septembre 2026 à Abidjan, à changer la perception de l’institution auprès des populations, en mettant en avant une Banque mondiale davantage à leur écoute, ouverte à la critique et soucieuse de mesurer l’impact concret de ses interventions.
« Nous sommes une banque au service des populations. Nous sommes un groupe au service des populations », a déclaré Mme Uwanyiligira, à l’ouverture de la première édition des Journées portes ouvertes (JPO) du portefeuille du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.
Elle a expliqué que le groupe de la Banque mondiale est une « coopérative », détenue par ses pays membres, invitant ainsi les populations à venir s’informer, poser leurs questions et formuler leurs observations sur les interventions de l’institution.
Elle a annoncé que les participants aux JPO auront l’occasion de découvrir, directement dans les bureaux de l’institution à Abidjan, le processus de préparation d’un projet et le travail réalisé quotidiennement par ses équipes.
Cette volonté de proximité s’étend également aux interventions du groupe dans le secteur privé. Mme Uwanyiligira a relevé que plus de 70 % de la production d’électricité en Côte d’Ivoire est assurée par le secteur privé, soulignant le rôle de la Banque mondiale dans l’accompagnement des réformes et la réduction des risques susceptibles de favoriser les investissements privés.
Elle a également mis en avant le rôle des réformes engagées par la Côte d’Ivoire, rappelant que le pays a obtenu une note de 4 sur 6 au titre du CPIA, ce qui en fait, selon elle, le premier pays d’Afrique de l’Ouest à ce classement.
Pour Mme Uwanyiligira, l’objectif de cette démarche est notamment de faciliter l’accès aux investissements, le secteur privé constituant, selon elle, un acteur important de la création d’emplois.
Elle a appelé les étudiants, les jeunes, le secteur privé et les bénéficiaires à faire part librement de leurs critiques et propositions, assurant que la Banque mondiale doit pouvoir reconnaître ses erreurs, en tirer les enseignements et améliorer continuellement son action.
Juste après son discours, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a mis en lumière les résultats de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Groupe de la Banque mondiale, dont le portefeuille compte 25 projets actifs pour 5,3 milliards de dollars US, avec près de 2,7 milliards de dollars US mobilisés par la Société financière internationale (SFI) entre 2021 et 2025.
Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, représentant son homologue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a salué l’engagement du groupe de la Banque mondiale, dont le portefeuille ivoirien compte 25 projets actifs pour 5,3 milliards de dollars US, tandis que la SFI a mobilisé près de 2,7 milliards de dollars US entre 2021 et 2025.
Il a souligné que cette coopération accompagne la transformation économique et sociale du pays, notamment à travers le Plan national de développement (PND 2026-2030), dont le coût est estimé à 114 838,5 milliards de FCFA, avec une contribution attendue du secteur privé de 70,2 %, et pour lequel le Groupe de la Banque mondiale a annoncé un engagement de 17 milliards de dollars US, avec pour principal enjeu la création de 3 millions d’emplois pour les jeunes et les femmes.
Les JPO, qui prennent fin mardi 22 septembre 2026, visent ainsi à rapprocher davantage le Groupe de la Banque mondiale des populations et à leur permettre de mieux comprendre ses mécanismes d’intervention, ses projets et leurs effets sur le terrain.
(AIP)
bsp/zaar