Chargement...

Actualité électorale

Côte d’Ivoire-AIP/ Un séminaire de haut niveau examine la gouvernance sécuritaire et les droits humains dans la lutte contre le terrorisme

Côte d’Ivoire-AIP/ Un séminaire de haut niveau examine la gouvernance sécuritaire et les droits humains dans la lutte contre le terrorisme

Par Kamongnin SYLLA / 21 septembre 2026 à 16:49 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 21 sept 2026 (AIP)- La gouvernance du secteur de la sécurité et le respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme sont au cœur d’un séminaire conjoint de haut niveau ouvert lundi 21 septembre 2026 à Abidjan-Cocody.

Organisée par l’Institut de recherche stratégique (IRS) de l’Académie Internationale de Lutte contre le Terrorisme (AILCT), en partenariat avec le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), la rencontre réunit des représentants des institutions de défense et de sécurité, des magistrats, des parlementaires, des experts, des chercheurs et des acteurs de la société civile, venus de plusieurs pays de la sous-région.

Prévue sur deux jours, elle vise à réfléchir aux moyens de renforcer la lutte contre le terrorisme tout en garantissant le respect de l’État de droit, de la dignité humaine et des libertés fondamentales, dans un contexte marqué par l’évolution de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest.

À l’ouverture des travaux, le vice-président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bamba Drissa, représentant le président de l’institution, Dr Adjelou Christian Arnaud, en mission à l’étranger, a souligné que la protection des populations contre le terrorisme doit aller de pair avec le respect des droits humains.

« La lutte contre le terrorisme ne peut être durablement efficace que si elle demeure fondée sur l’État de droit, la dignité humaine et le respect des droits et libertés fondamentaux », a-t-il déclaré.

Bamba Drissa a ainsi appelé à accorder une attention particulière aux conditions d’interpellation et de détention, aux garanties judiciaires, à la protection des personnes vulnérables et à la prévention de la torture.

Pour sa part, le vice-président de la Commission Sécurité et Défense de l’Assemblée nationale, Kokousseu Tomin Alexis, représentant la présidente de la commission, Koné Catherine, a estimé que le respect des droits humains constitue un élément essentiel de la légitimité et de la durabilité de l’action sécuritaire.

Il a plaidé pour une approche globale associant les forces de défense et de sécurité, la justice, les administrations publiques, les autorités territoriales et la société civile.

La représentante du DCAF, Jolie Ruth Morand, a insisté sur l’importance d’une gouvernance efficace des institutions de sécurité, respectueuse des droits humains.

Les travaux portent notamment sur la gestion des états d’urgence, la protection des civils dans les zones de conflit, le traitement judiciaire des personnes suspectées de terrorisme, ainsi que la réhabilitation et la réinsertion des repentis.

À travers cette rencontre, les organisateurs entendent favoriser le partage d’expériences et dégager des pistes concrètes pour renforcer le lien entre sécurité, droits humains et lutte contre le terrorisme.

Le vice-président du CNDH a également mis en avant le principe des « trois P » : prévention, promotion et protection des droits de l’Homme, comme axes d’une politique durable de lutte contre le terrorisme.

(AIP)

Kkt/ks/zaar