Abidjan, 15 juin 2026 (AIP) – Les relations entre le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, traversent une zone de fortes turbulences après une frappe israélienne menée dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, alors qu’un accord entre Washington et Téhéran était en voie de finalisation.
Selon plusieurs médias américains, Donald Trump a vivement critiqué cette opération visant une cible du Hezbollah, estimant qu’elle risquait de compromettre les efforts diplomatiques engagés par son administration avec l’Iran. Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a jugé que cette frappe n’aurait pas dû intervenir à un moment aussi sensible des négociations.
D’après le média Axios, la colère du locataire de la Maison-Blanche s’est également exprimée lors d’un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahu. Trump lui aurait reproché d’avoir pris une initiative susceptible de fragiliser un accord présenté comme essentiel à la stabilisation de la région. Le média rapporte que le président américain a mis en cause le jugement du dirigeant israélien, révélant une tension inhabituelle entre deux alliés traditionnellement proches.
Cette nouvelle passe d’armes intervient alors que les États-Unis et l’Iran ont annoncé avoir conclu un accord-cadre visant à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur plusieurs dossiers régionaux et nucléaires. Le texte prévoit notamment un cessez-le-feu élargi incluant le Liban, une disposition contestée par Israël.
Selon des médias israéliens, l’administration Trump souhaiterait obtenir un arrêt des opérations militaires israéliennes au Liban dans le cadre de cet arrangement. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu s’oppose toutefois à toute limitation de sa capacité d’action contre le Hezbollah et refuse l’hypothèse d’un retrait de ses forces des zones qu’il considère stratégiques pour sa sécurité.
Au-delà de l’épisode de Beyrouth, cette séquence met en lumière des divergences croissantes entre Washington et Jérusalem sur la gestion du dossier iranien. Alors que Donald Trump privilégie désormais une issue diplomatique au conflit, Benjamin Netanyahu continue de défendre une approche fondée sur la pression militaire contre l’Iran et ses alliés régionaux. Plusieurs observateurs y voient l’une des tensions les plus marquées entre les deux dirigeants depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.
(AIP)
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