Abidjan, 16 juin 2026 (AIP)- Les États-Unis et l’Iran ont franchi une étape significative dans leur processus de rapprochement diplomatique avec la signature à distance, lundi 15 juin 2026, d’un protocole d’accord qui doit être officiellement entériné vendredi à Genève, en Suisse, lors d’une cérémonie à laquelle participera le vice-président américain, J. D. Vance, selon plusieurs médias internationaux.
Bien que le contenu du document n’ait pas encore été rendu public, ce protocole est présenté comme un cadre préliminaire destiné à relancer le dialogue entre Washington et Téhéran et à jeter les bases d’un accord global sur les principaux sujets de différend entre les deux pays.
Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a annoncé que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, serait « complètement ouvert » à compter de vendredi, un signal interprété comme une volonté de favoriser l’apaisement des tensions dans la région.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a indiqué qu’un nouveau cycle de négociations approfondies devrait s’ouvrir dès vendredi en marge de la cérémonie de signature.
« Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer, un nouveau cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne lors d’une rencontre avec des diplomates étrangers retransmise par la télévision d’État.
Au-delà des questions bilatérales, les discussions devraient également porter sur plusieurs dossiers sécuritaires régionaux. Abbas Araghchi a notamment insisté sur la nécessité de parvenir à une cessation durable des hostilités au Liban entre Israël et le Hezbollah, mouvement soutenu par l’Iran.
« Il s’agit sans doute de l’un des aspects les plus importants du protocole : l’annonce d’un arrêt immédiat et permanent des affrontements sur tous les fronts, y compris au Liban », a-t-il affirmé.
Après plusieurs mois de tensions et de confrontations indirectes dans la région, la signature de ce protocole d’accord apparaît comme une avancée diplomatique majeure. Les observateurs y voient une opportunité de désescalade susceptible de favoriser la stabilité régionale et de créer les conditions d’un accord plus large entre Washington et Téhéran.
(AIP)
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