Assinie, 16 juin 2026 (AIP) – La Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) de Côte d’Ivoire organise, du 15 au 19 juin à Assinie, un atelier régional de renforcement des capacités des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le traçage des armes et des munitions.
En ouvrant les travaux, le conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Francis Ouattara, a salué la présence des délégations des pays de la CEDEAO ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales engagées dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.
Selon lui, cette rencontre se tient dans un contexte régional marqué par la persistance de menaces sécuritaires liées à la circulation illicite des armes, un phénomène qui alimente l’insécurité, fragilise les institutions et freine le développement économique et social des États.
« La présence de ces délégations témoigne de notre volonté commune de faire face, dans un esprit de solidarité et de responsabilité partagée, aux défis sécuritaires qui menacent notre sous-région », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la réforme du secteur de la sécurité, de la lutte contre la prolifération des armes et de la consolidation de la paix.
L’atelier vise à renforcer les compétences techniques des participants, à favoriser le partage d’expériences et à examiner les défis liés au traçage des armes et des munitions, conformément aux objectifs du Traité sur le commerce des armes.
Le président de la ComNat-ALPC, l’inspecteur général de police Aboubacar Diakité, a relevé que les flux illicites d’armes continuent d’alimenter diverses formes de criminalité et de compromettre les efforts de stabilisation dans la sous-région.
« Le traçage des armes et des munitions constitue un outil essentiel pour identifier les circuits de circulation des armes, améliorer l’efficacité des enquêtes et renforcer la coopération entre les services compétents », a-t-il indiqué.
Il a invité les participants à faire de cette rencontre un cadre d’échanges pragmatiques et orientés vers des résultats concrets, estimant que les défis sécuritaires actuels nécessitent des réponses adaptées et une coopération régionale renforcée.
(AIP)
gak/cmas

