Abidjan, 17 juin 2026 (AIP)- Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a appelé mardi 16 juin 2026, à Abidjan à une mutualisation renforcée des efforts avec le Ghana pour relever les défis structurels de la filière cacao, à l’ouverture du sommet de haut niveau de l’« Initiative Cacao » Côte d’Ivoire-Ghana, tenu en présence de son homologue ghanéen, John Dramani Mahama.
Cette rencontre consacrée à l’avenir de l’économie cacaoyère a réuni les deux principaux pays producteurs mondiaux, dans un contexte marqué par des enjeux de durabilité, de stabilité des revenus des producteurs et de transformation locale accrue.
Le président ivoirien a relevé plusieurs défis persistants, notamment la volatilité des prix mondiaux, les effets du changement climatique sur la production, le vieillissement des plantations, ainsi que les pressions liées à l’orpaillage et aux exigences internationales de traçabilité et de durabilité.
Face à ces contraintes, il a appelé à renforcer le mécanisme de stabilisation des prix, à intensifier la transformation locale du cacao, et à promouvoir la consommation des produits dérivés sur les marchés africains et internationaux.
Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana constitue, selon lui, un cadre essentiel de concertation devant être consolidé et élargi à d’autres pays producteurs du continent, en vue de la création d’une coalition africaine du cacao capable de mieux défendre les intérêts des producteurs dans la gouvernance mondiale de la filière.
Le président Ouattara a rappelé que la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao et que l’Afrique en fournit près de 80 %, soulignant ainsi le rôle stratégique du continent dans cette filière.
Il a insisté sur la nécessité de placer le planteur au centre de toutes les politiques, en tant qu’acteur clé de la chaîne de valeur.
Le chef de l’État ivoirien a salué la présence de son homologue ghanéen et réaffirmé la solidité des liens de fraternité et de coopération entre les deux pays, qualifiés de « jumeaux » dans la gestion de la filière cacao.
Abordant les acquis de la coopération bilatérale, il s’est félicité des avancées enregistrées depuis la signature, en 2018, de la déclaration d’harmonisation des politiques cacaoyères, notamment la mise en œuvre du différentiel de revenu, ayant contribué à une meilleure rémunération des producteurs.
Il a en outre exprimé son optimisme quant aux conclusions du sommet, appelées à déboucher sur des engagements concrets en faveur d’une économie cacaoyère plus juste, plus compétitive et durable au bénéfice des producteurs et des populations des deux pays.
(AIP)
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