Abidjan, 11 mars 2026 (AIP) – Deux explosions ont été entendues dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 dans la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), faisant trois morts, dont une ressortissante française, membre du personnel du système de l’UNICEF, rapportent des médias internationaux.
Selon un bilan provisoire communiqué par le coordonnateur adjoint de la rébellion de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, l’attaque a visé une résidence située dans le quartier Himbi, près du lac Kivu, une zone où résident souvent des travailleurs humanitaires.
Bertrand Bisimwa a accusé le régime du président Félix Tshisekedi d’être à l’origine de cette attaque menée par drones. Il a également dénoncé le silence des partenaires internationaux impliqués dans les processus de médiation, face à ce qu’il qualifie de violation du cessez-le-feu par Kinshasa.
« Cette nouvelle escalade de la violence nous est imposée par Kinshasa et s’inscrit dans sa logique de violation permanente du cessez-le-feu, au silence étonnant des partenaires du processus de paix », a-t-il déclaré dans un message publié sur le réseau social X.
L’attaque intervient quelques semaines après l’annonce de la mort de l’un des porte-parole du M23, Willy Ngoma, tué lors d’une frappe de drone à proximité du site minier de Rubaya, situé dans la province du Nord-Kivu et sous le contrôle du mouvement rebelle.
Par ailleurs, un accord de paix et de cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda avait été signé le 4 décembre 2025 sous l’égide du président américain Donald Trump. Cet accord visait à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC en prévoyant l’arrêt des hostilités, le retrait des troupes et la fin du soutien aux groupes armés, malgré des tensions persistantes et des doutes quant à son application effective.
(AIP)
pk/eaa/zaar

