Abidjan, 21 avr 2026 (AIP)- Au total, 3 528 hectares de plantations de cacao dégradées ont été convertis en systèmes agroforestiers dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » (PROMIRE).
Pour apprécier ces résultats, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a effectué une visite de terrain le samedi 18 avril 2026 à Adzopé, dans la région de La Mé, en présence du représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, ainsi que d’une délégation du Fonds vert pour le climat conduite par son directeur régional Afrique de l’Ouest, Landry Ahouansou.
Cette mission avait pour objectif de constater sur le terrain les parcelles de restauration forestière et d’agroforesterie, d’apprécier les résultats déjà obtenus par le projet et d’échanger avec les bénéficiaires ainsi que les différents acteurs impliqués dans sa mise en œuvre.
À ces 3 528 hectares de plantations de cacao dégradées converties, s’ajoutent 1 168 hectares de parcelles restaurées. Par ailleurs, 65 bénéficiaires du projet, dont six femmes, propriétaires de 301,857 hectares de terres, disposent désormais d’un certificat foncier, tandis que 753 bénéficiaires, dont 80 femmes, se sont engagés dans la procédure d’obtention d’un certificat foncier portant sur 1 873 hectares.
Au total, le projet enregistre 5 650 bénéficiaires directs, soit 74,83 % de la cible, dont 25,75 % de femmes, ainsi que 601 612 bénéficiaires indirects, soit 74,40 % de la cible, dont 47,20 % de femmes, dans les trois régions concernées.
Saluant ces performances, Abou Bamba a indiqué que ces avancées traduisent une dynamique forte en faveur d’une agriculture plus durable, plus résiliente et plus respectueuse des ressources naturelles. Il a, en outre, souligné la nécessité de développer de nouveaux mécanismes de valorisation durable, simples, transparents et fiables, afin de permettre aux populations de la région de La Mé et d’ailleurs de tirer pleinement profit de ces initiatives.

Pour sa part, Joseph Nyemah a réaffirmé la disponibilité de la FAO, forte de son expertise technique, à accompagner le gouvernement ivoirien dans la mise en œuvre de son agenda agricole et environnemental. De son côté, Landry Ahouansou s’est félicité des résultats obtenus et a renouvelé l’engagement du Fonds vert pour le climat à soutenir le financement de projets climatiques au bénéfice des communautés locales.
Financé par le Fonds vert pour le climat et co-exécuté par la FAO et le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le projet PROMIRE est mis en œuvre dans trois régions de la Côte d’Ivoire, notamment l’Agnéby-Tiassa, La Mé et le Sud-Comoé.
(AIP)
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