Abidjan, 19 déc 2024 (AIP) – La Côte d’Ivoire et le Maroc ont signé, mercredi 18 décembre 2024, à Abidjan, un mémorandum d’entente visant à lutter contre la traite des personnes et le trafic illicite des migrants.
Cette initiative constitue une avancée majeure dans les efforts conjoints des deux pays pour prévenir ces fléaux, protéger les victimes et réprimer les réseaux criminels.
Le document a été paraphé par la ministre ivoirienne de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, et, pour le compte du Maroc, par le président de la Commission nationale de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains, Hicham Mellati, également directeur des Affaires pénales et des Grâces et Observatoire de crime au ministère de la Justice marocain.
La cérémonie a réuni plusieurs acteurs nationaux et internationaux, dont l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, ainsi que des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
« Cet accord est une véritable aubaine pour nos populations. Il vise à prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains tout en renforçant les actions en faveur des victimes, notamment les femmes et les enfants », a déclaré la ministre Belmonde Dogo. Elle a également salué le leadership du président Alassane Ouattara et du Roi Mohammed VI, qui, selon elle, « incarnent une coopération exemplaire entre nos deux nations ».

Depuis 2016, les flux migratoires en provenance de Côte d’Ivoire, réguliers et irréguliers, ont considérablement augmenté, en particulier vers le Maroc. Entre janvier 2017 et mai 2024, l’OIM a coordonné le retour volontaire de plus de 15 000 ressortissants ivoiriens. Depuis 2021, le Maroc s’est imposé comme le premier pays de départ des Ivoiriens assistés au retour volontaire, avec 2 161 compatriotes rapatriés, a-t-elle révélé.
Hicham Mellati a souligné que « le mémorandum offre une base légale pour une meilleure coopération », en rappelant que le Maroc et la Côte d’Ivoire ont déjà signé trois conventions en matière pénale.
« C’est une occasion pour partager les bonnes pratiques, relever les défis liés à l’immigration et au crime organisé, et renforcer la protection et l’identification des victimes », a-t-il ajouté.
Pour sa part, l’ambassadeur marocain Abdelmalek Kettani a affirmé que cet accord traduit « la volonté commune de nos deux pays de renforcer une coopération humaine et historique en adoptant des solutions concrètes pour protéger les droits fondamentaux ».
Ce mémorandum prévoit également la mise en œuvre d’un plan d’action conjoint et la création d’un fonds commun pour mieux prévenir et combattre ces phénomènes tout en consolidant les relations bilatérales.
(AIP)
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