Abidjan, 15 juil 2026 (AIP)- La justice sud-africaine a décidé, mardi 14 juillet, de reporter l’examen du dossier de l’extradition de l’activiste Kemi Seba déposée par le Bénin, rapportent les médias internationaux.
Certaines sources rapportent que cette demande d’extradition est un document volumineux, dans lequel sont exposés les faits précis reprochés à l’intéressé, avec les dates, les lieux et les circonstances. Deux mandats d’arrêt visaient Kemi Seba, l’un émis en juin 2025, le second en décembre de la même année.
Le 7 décembre 2025, jour de la tentative de coup d’État, plusieurs de ses vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux, qui, selon les autorités, n’étaient rien d’autre qu’une approbation et un soutien aux putschistes et au coup manqué. Des faits d’incitation à la haine, à la violence, à la rébellion, de blanchiment de capitaux et de cyberharcèlement lui sont également reprochés.
Un autre point est la garantie d’un procès équitable en cas de transfert de Kemi Seba à Cotonou. Ce dernier a toujours décrié les institutions béninoises. La suite se jouera désormais devant les juridictions sud-africaines. Concernant la présence illégale sur le territoire sud-africain de Kemi Seba et de son fils, ainsi que leur tentative de quitter le pays clandestinement, l’enquête se poursuit. Le parquet tenterait notamment d’obtenir des informations auprès des plateformes de cryptomonnaie.
Kemi Seba, son fils et leur complice présumé, le suprémaciste blanc sud-africain François van der Merwe, restent donc en prison, près de trois mois après leur arrestation en avril. Leurs demandes de mise en liberté provisoire avaient été rejetées lors de la précédente audience, la justice sud-africaine estimant qu’il existait un risque de fuite.
La défense de l’activiste anti-occidental se prépare désormais à s’opposer à l’extradition, qu’elle estime politiquement motivée, et tente parallèlement de débloquer la situation pour le fils de Kemi Seba, Khonsou, 18 ans, afin de lui permettre de rentrer en France.
Kémi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, est né à Strasbourg de parents béninois en 1981. Il est recherché au Bénin pour « incitation à la rébellion » après avoir prétendument soutenu le coup d’État manqué de décembre 2025. Connu pour son opposition farouche à l’influence française en Afrique, son soutien aux dirigeants militaires ouest-africains et sa propagande pro-russe, Seba a eu de nombreux démêlés avec la justice dans plusieurs pays.
(AIP)
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