Abidjan, 10 jan 2025 (AIP)- Cinq incendies violents ravagent la ville de Los Angeles et ses environs, depuis mardi 7 janvier 2025, faisant cinq morts, détruisant près de 2.000 bâtiments et forçant à l’évacuation de plus de 100.000 habitants, selon un bilan provisoire, alors que les recherches se poursuivent dans les zones calcinées.
En effet, la sécheresse prolongée, les vents violents atteignant 160 km/h et les températures élevées ont créé des conditions idéales pour ces incendies particulièrement destructeurs, compliquant le travail des pompiers. Face à la gravité de la situation, le gouverneur Gavin Newsom a appelé à une mobilisation contre le changement climatique tandis que Joe Biden a débloqué des aides fédérales et que Donald Trump a critiqué la gestion environnementale de la Californie.
Ces incendies sont qualifiés de « hors de contrôle » par les pompiers, qui s’alarment de leur intensité et de la vitesse à laquelle les flammes se propagent. Un périmètre de 120 km2 a déjà été ravagé. Le bilan pourrait encore s’alourdir dans les jours à venir. En termes de dégâts matériels, le coût s’annonce déjà colossal, car les pertes pourraient atteindre 55 milliards d’euros, selon une première estimation d’AccuWheater.
Si les incendies sont fréquents en Californie, plusieurs facteurs expliquent l’intensité exceptionnelle de cette vague de feux.
« Nous avons affaire à un cocktail d’éléments favorisant les incendies, à savoir, chaleur, sécheresse et vents violents », explique la climatologue et vice-présidente de l’organisation Climate Central, Kristina Dahl.
En effet, après un début d’année marqué par des pluies abondantes dues au phénomène météorologique El Nino, la région a connu une période de sécheresse extrême à partir du second semestre 2024.
Selon les relevés météorologiques, il n’est tombé que 4 mm de pluies dans le centre de Los Angeles au cours des derniers mois, entraînant un dessèchement important de la végétation. L’autre facteur aggravant sont les vents de Santa Ana, ces vents chauds et secs caractéristiques de la région, qui ont atteint des pointes de 160 km/h. Ces bourrasques violentes non seulement attisent les flammes, mais compliquent aussi considérablement le travail des pompiers, empêchant un contrôle efficace des foyers.
Selon les pompiers, les prochains jours seront décisifs dans la lutte contre ces incendies. Bien que les vents doivent faiblir progressivement d’ici la fin de la semaine, les services météorologiques ont maintenu une alerte rouge aux vents forts jusqu’à vendredi 10 janvier. Les pompiers espèrent que cette accalmie qui suivra leur permettra de contenir les principaux foyers.
Néanmoins, les autorités restent sur le qui-vive, craignant une reprise rapide des feux en cas de nouvelles bourrasques. Dans ce contexte, la question de la prévention des incendies et de l’adaptation au changement climatique revient une fois de plus sur le devant de la scène.
(AIP)
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