Abidjan, 31 jan 2025 (AIP)- L’acquisition des compétences comportementales, appelées “soft skills“, constitue un atout déterminant pour l’insertion professionnelle des jeunes en Côte d’Ivoire, face à un marché du travail de plus en plus exigeant, a révélé vendredi 31 janvier 2025, à Abidjan, une note d’information issue de la société agro alimentaire, Nestlé Côte d’Ivoire transmise à l’AIP.
Les soft skills englobent des aptitudes telles que la communication, le leadership, l’esprit d’équipe, la gestion du temps, la créativité, ou encore la capacité à résoudre des problèmes et désignent l’ensemble des aptitudes non techniques qui influencent la manière dont une personne interagit avec son environnement professionnel et social.
À la différence des compétences techniques propres à un métier, elles s’adaptent à divers domaines et aident les jeunes à s’intégrer et à progresser dans le monde du travail.
En Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays africains, le chômage des jeunes est aggravé par la croissance démographique et des formations peu adaptées au marché, les soft skills offrent un avantage concurrentiel indéniable.
« Selon des études récentes, les employeurs africains accordent de plus en plus d’importance à ces compétences, souvent absentes des curriculums traditionnels, mais essentielles pour faire face à un environnement professionnel complexe et incertain », précise la note d’information.
Pour répondre à cette exigence, certaines initiatives émergent. Le Centre de formation Nestlé Côte d’Ivoire, en partenariat avec l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), section Côte d’Ivoire, intègre des modules de soft skills dans ses formations techniques.
En plus des compétences en maintenance industrielle et en production alimentaire, les jeunes apprenants y développent des aptitudes en communication, en gestion du stress et en leadership.
Malgré ces initiatives, l’enseignement des soft skills demeure marginal dans les écoles et universités ivoiriennes. Pour favoriser une meilleure employabilité des jeunes, une réforme des curriculums éducatifs apparaît nécessaire.
L’intégration de formations en intelligence émotionnelle, en prise de parole en public et en résolution de conflits pourrait permettre aux futurs diplômés d’être plus compétitifs sur le marché du travail.
Dans un monde en mutation rapide, les soft skills constituent désormais un élément déterminant pour l’insertion et la réussite professionnelle des jeunes en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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