Bouaké, 9 mars 2025 (AIP)- La Fondation E LAFI SOU a organisé samedi 08 mars 2025 une session de renforcement des capacités à l’intention des épouses des 48 chefs de village de la sous-préfecture de Djébonoua, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme (JIF 2025).
Selon le président du Conseil d’administration de la Fondation, Yao Mathieu, cette initiative vise à renforcer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement communautaire. Deux thèmes ont été développés au cours de la session : « Femmes : piliers de la cohésion sociale et du développement communautaire » et « L’autonomisation des femmes ».
« Les femmes représentent des conseillères auprès de leurs maris et des actrices de paix et de cohésion sociale au sein de leurs communautés respectives. En rassemblant les épouses des chefs de villages pour leur permettre de mieux s’imprégner des questions de paix, de cohésion sociale et de développement communautaire, elles pourront mieux aider leurs époux à créer les conditions pour la paix, la cohésion sociale règnent au sein de leurs localités respectives », a-t-il expliqué.
La présidente de la Commission régionale des droits de l’homme de Gbêkê, Carine Keffa, intervenant sur le premier thème, a souligné la place des femmes dans la consolidation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale. Elle a invité les participantes à adopter des comportements favorisant l’unité et à éviter les discours pouvant engendrer des divisions et des conflits communautaires.
« Nous avons fait savoir aux femmes de Djébonoua, notamment, les épouses des chefs de village, qu’en tant que piliers de la cellule familiale et leaders communautaires, elles ont un rôle déterminant à jouer auprès de leurs maris dans leur mission de consolidation de la paix, renforcement de la cohésion sociale et de développement et social », a-t-elle déclaré.
Sur le second thème, la représentante de l’ONU Femmes dans la région de Gbêkê, Edwige Zongo, a insisté sur l’organisation, la gestion financière et la gestion coopérative comme leviers de l’autonomisation des femmes. Elle a encouragé les participantes à valoriser leurs compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la production agricole.
Le sous-préfet de Djébonoua, Karamoko Alimata, a salué cette initiative et souhaité qu’elle contribue à l’autonomie effective des femmes rurales dans sa circonscription et qu’elle puisse décider de par elle-même de son éducation, l’éducation de son enfant, sa prise en charge et qu’elle puisse jouir de tous ses droits.
Créée en août 2023, la Fondation E LAFI SOU œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des communautés en Côte d’Ivoire à travers la promotion de la paix, de la cohésion sociale, de l’autonomisation et du développement durable. Ses domaines d’intervention incluent l’éducation, la formation, l’alphabétisation, la santé, l’environnement, l’agriculture, la microfinance, les aides d’urgence et le bien-être social.
(AIP)
rkk

