(Envoyée spéciale Adrienne Ehouman)
Marrakech, 03 mai 2025 (AIP) – Le député congolais Jérémy Lissouba a plaidé en faveur d’une diplomatie parlementaire proactive, notamment dans le domaine agroalimentaire, lors de la troisième édition du Forum des jeunes parlementaires socialistes et socio-démocrates, samedi 3 mai 2025 à Marrakech, au Maroc.
Intervenant sur le thème « Le rôle de la diplomatie parlementaire dans la coopération économique et commerciale Sud-Sud », M. Lissouba a plaidé pour la mise en place d’un groupe de travail interrégional sur les systèmes alimentaires africains, estimant que cette plateforme permettra de formuler des recommandations concrètes pour renforcer les échanges économiques Sud-Sud.
La diplomatie parlementaire, selon lui, est un levier stratégique qui doit répondre aux priorités concrètes de nos populations. Elle doit rapprocher les réalités des pays du Sud, en intégrant élus, société civile et partenaires techniques.
Le parlementaire congolais a salué les avancées notables dans ce domaine, notamment l’élaboration de la Déclaration de Kampala, qui sera présentée officiellement à Johannesburg la semaine prochaine. Ce document stratégique définit les orientations prioritaires du continent pour la décennie à venir dans le secteur agroalimentaire.
Pour la première fois en 20 ans d’existence du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont lancé un appel clair aux parlementaires pour s’impliquer dans les politiques agricoles sur le continent.
Selon lui, cette dynamique parlementaire s’inscrit pleinement dans l’ambition de la ZLECAf, en vue de bâtir une souveraineté alimentaire continentale, renforcer les chaînes de valeur agricoles locales, et stimuler l’investissement rural.
Lancé en 2003 dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le PDDAA vise à stimuler la croissance agricole, améliorer la sécurité alimentaire, et réduire la pauvreté sur le continent. Il recommande notamment un investissement public d’au moins 10 % des budgets nationaux dans l’agriculture, une croissance agricole annuelle de 6 %, ainsi que le développement des infrastructures rurales et de la recherche agricole.
(AIP)
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