Bouaké, 11 juin 2025 (AIP)- Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, a échangé, mardi 10 juin 2025, avec les étudiants de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, dans le cadre de la 3ᵉ édition de « La Tribune », organisée par la direction de la communication et des relations publiques (DCRP).
Cette troisième édition, après deux premières tenues à l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) d’Abidjan, a permis au ministre de présenter les réformes et les acquis enregistrés par son département.
Au sujet des bourses et secours financiers, Pr Diawara a rappelé qu’en 2011, à l’arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara, l’enveloppe budgétaire s’élevait à 7,4 milliards de FCFA. Elle est passée à 24,5 milliards de FCFA en 2025, avec une prochaine augmentation prévue, sous réserve de l’accord du président de la République.
Le ministre a indiqué que des efforts sont en cours pour faire coïncider le paiement des bourses avec les années académiques. « Lorsque j’arrivais en mai 2020, certaines universités effectuaient encore l’année académique 2016-2017. Les bourses payées correspondaient à l’année -1, alors que d’autres établissements étaient déjà en 2017-2018. Nous avons travaillé à régulariser les années académiques et nous œuvrons à régulariser les années de paiement des bourses », a-t-il déclaré.
A la date de juin 2025, les bourses de l’année académique 2023-2024 sont en cours de paiement, et le processus de renouvellement et d’attribution des bourses 2024-2025 a été lancé. Un chronogramme a été mis en place pour permettre le paiement complet des bourses et secours financiers 2024-2025 d’ici fin septembre 2025, a annoncé le ministre.

Concernant les bourses 2023-2024, Pr Diawara a précisé que plus de 99 % des bourses de renouvellement ont été payées à 22 500 étudiants. Pour les nouvelles attributions, 18 200 étudiants sont bénéficiaires, avec plus de 45 % déjà payés. Le montant restant à payer est estimé à 3,757 milliards de FCFA pour l’ensemble des bourses et secours sociaux, qui seront versés d’ici fin septembre.
En matière de réformes pédagogiques, le ministre a annoncé que les critères d’orientation en première année dans les universités publiques seront revus à la baisse, en lien avec la capacité d’accueil. Des cours de mise à niveau seront instaurés pour les nouveaux bacheliers, conformément à la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.
Les travaux dirigés (TD) seront désormais assurés par les enseignants responsables des cours magistraux, avec un tutorat en petits groupes. Les travaux pratiques (TP) seront notés à hauteur de 30 % pour les comptes rendus hebdomadaires et 70 % pour l’examen de TP. Le contrôle continu comportera des interrogations notées à 10 %, des devoirs à 30 % et un examen final de fin de semestre à 60 %.
Le processus de validation des semestres sera allégé. Si un étudiant n’a pas validé toutes les unités d’enseignement (UE), une moyenne pondérée sera calculée. Si cette moyenne est atteinte et que la note obtenue dans chaque UE non validée est au moins égale à 7/20, ces UE seront considérées comme acquises.
Une nouvelle mesure prévoit l’instauration d’un socle commun de compétences à la sortie de la licence 3, comprenant l’informatique, l’anglais, l’entrepreneuriat et le montage de projet.
(AIP)
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