Tortiya, 07 juil 2025 (AIP) – Des habitants de la ville de Tortiya, dans le département de Niakara (Centre-nord, région du Hambol), dans un entretien accordé à l’AIP, dimanche 06 juillet 2025, ont tiré la sonnette d’alarme face à l’insalubrité et la divagation des animaux dans les rues, deux phénomènes qui perturbent le quotidien et inquiètent sur le plan environnemental et sanitaire.
Des images de certains quartiers de la ville de Tortiya témoignent de la dégradation de l’environnement urbain. À proximité du groupe scolaire du primaire de la ville deTortiya se dresse un dépôt sauvage d’ordures, mêlant sachets plastiques, détritus domestiques et cendres, qui s’est formé, exposant passants et surtout les riverains à de multiples risques sanitaires.
Dans un autre secteur résidentiel de la ville, un gros monticule de déchets s’est érigé à quelques mètres des habitations, où des chiens fouillent les ordures en quête de nourriture. Une situation qui favorise la prolifération des moustiques et autres vecteurs de maladies, notamment en cette saison pluvieuse.
« Les ordures font partie de notre quotidien et on est obligé de faire avec ! », a déploré une habitante du quartier Commerce, Adjaratou Diabaté, une commerçante.
Par ailleurs, la divagation de troupeaux de bœufs sur la voie publique est toujours de mise à Tortiya. Ces animaux circulent sans surveillance, au mépris de la sécurité des usagers de la route et des piétons et ce, en dépit de l’existence d’un arrêté municipal mettant fin à ce désordre urbain.
Pour des habitants de la ville, dont un résident du quartier Kouadio Koné, Drissa Ouattara, il s’agit d’un sérieux problème en matière d’hygiène et de salubrité, dans une ville qui a connu une épidémie de dengue entre juin et juillet 2024.
« Notre mairie devait donner l’exemple en cette saison pluvieuse, ce qui se passe est anormal ! « , a-t-il déploré.
Ils appellent les autorités municipales à prendre des mesures urgentes, notamment la mise en place de services de collecte régulière des ordures, la répression des dépôts anarchiques et la création d’un dispositif de capture des animaux errants comme le prévoit l’arrêté pris en conseil municipal en 2025.
« Il en va de la santé publique et de la dignité de notre ville », plaide une résidente du quartier Djinantou de la localité, Awa Soro, vendeuse ambulante à la gare routière de Tortiya.
(AIP)
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