Agboville, 10 juil 2025 (AIP) – La direction régionale des Transports a enregistré 484 accidents de la circulation dans le département d’Agboville au cours de l’année 2024, faisant un total de 972 victimes dont 58 décès, a révélé le mercredi 09 juillet 2025, le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa, Sihindou Coulibaly.
Intervenant lors d’une rencontre avec les conseillers régionaux et municipaux consacrée à la sécurité, M. Coulibaly a précisé que les motocyclistes sont impliqués dans 176 de ces accidents, tandis que les sorties de route non contrôlées représentent 170 cas.
Pour le premier semestre 2025, le Centre de protection civile d’Agboville a recensé 153 accidents de la voie publique, ayant causé 384 victimes, dont 11 décès. Parmi ces incidents, 102 impliquaient des engins à deux roues.
« Les actes d’incivisme routier, avec leurs corollaires d’accidents de la voie publique suscitent de vives inquiétudes dans le département. La méconnaissance du code de la route, voire son non-respect délibéré, est largement répandue. Certains conducteurs, bien qu’ayant une connaissance minimale des règles de circulation, choisissent de s’en affranchir, tandis que d’autres, notamment les jeunes, conduisent sans aucune formation préalable », a-t-il relevé.
Le préfet a également déploré le fait que de nombreux conducteurs de taxis communaux et de véhicules de transport interurbain, appelés communément « taxis-brousses », circulent sans visite technique à jour ni pièces administratives obligatoires, mettant en circulation des véhicules potentiellement dangereux.
« À ce sujet, les données de la SICTA révèlent qu’en 2024, seulement 17 taxis-villes ont effectué la visite technique, illustrant une négligence manifeste de cette obligation réglementaire. Face à ces constats, il est impératif d’adopter des mesures correctives et préventives adaptées, afin d’améliorer durablement la sécurité routière dans le département », a-t-il soutenu.
Sihindou Coulibaly a invité le corps préfectoral à réactiver et dynamiser le comité régional de sécurité routière. Aux élus locaux, il a recommandé la création de cellules de sécurité routière dans chaque commune, ainsi que le renforcement de la sensibilisation des populations.
Il a aussi exhorté les forces de défense et de sécurité à effectuer un contrôle rigoureux des véhicules de transport en commun (gbaka, taxis-brousses, motos-taxis, taxis communaux), en mettant l’accent sur la vérification technique et la conformité à la réglementation en vigueur. Il les a également appelées à appliquer de manière stricte les sanctions prévues (amendes, immobilisations, retraits de permis), notamment en cas de surcharge, d’excès de vitesse ou de défaut de pièces.
(AIP)
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