Abidjan, 17 juil 2025 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a officiellement lancé le jeudi 17 juillet 2025 à Abidjan, un atelier d’expertise collective consacré à l’évaluation des risques sanitaires dans la chaîne de valeur aquacole, en vue d’établir une cartographie des profils de risques des principaux produits issus de l’aquaculture pour sécuriser la relance de cette filière stratégique.
S’exprimant au nom du ministre des Ressources animales et halieutiques, le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly, a insisté sur l’importance de fonder les politiques sanitaires sur des données scientifiques fiables et contextualisées.
« Trop souvent, nos politiques s’appuient sur des normes importées, sans réelle évaluation scientifique préalable. Ce que nous lançons aujourd’hui est une première : des plans de contrôle fondés sur une véritable analyse du risque, adaptée à nos réalités », a-t-il affirmé.
Dr Kallo a souligné que cette démarche est essentielle non seulement pour la filière aquacole, mais aussi pour les secteurs bovin, porcin, avicole et apicole, appelés à suivre le même modèle. Il a exhorté le comité technique à mener à bien cette initiative, qui vise à garantir la sécurité sanitaire des aliments, protéger la santé publique et renforcer la compétitivité des produits ivoiriens sur les marchés.
Organisé dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V), financé par la Banque mondiale, l’atelier se déroule du 16 au 18 juillet. Il réunit des experts nationaux et internationaux pour définir une méthodologie d’identification des dangers, d’évaluation des risques et de proposition de mesures de maîtrise tout au long de la chaîne aquacole.
Pour le président du groupe d’expertise collective, professeur Dembelé Ardjouma, cette initiative marque un tournant décisif. « Elle ne relève pas d’un exercice académique, mais d’une stratégie proactive pour anticiper les crises, renforcer la qualité, la traçabilité et la durabilité écologique de nos produits aquacoles », a-t-il déclaré.
Mis en place après l’atelier de Grand-Bassam en 2024, le groupe d’expertise collective se positionne comme un outil scientifique au service de la sécurité sanitaire, de la souveraineté alimentaire et de l’accès aux marchés internationaux.
(AIP)
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