Abidjan, 24 juil 2025 (AIP) – Dans un avis consultatif historique rendu le mercredi 23 juillet 2025, la Cour internationale de Justice (CIJ) a affirmé que les États ont l’obligation légale de prévenir les dommages environnementaux significatifs et de coopérer de bonne foi pour combattre le changement climatique, rapporte le site d’information de l’ONU.
Saisie en mars 2023 à l’initiative du Vanuatu et de plusieurs États insulaires menacés, la plus haute juridiction des Nations Unies établit que les engagements climatiques ne relèvent plus uniquement de la politique mais aussi du droit international.
Le juge Iwasawa Yuji, président de la CIJ, a rappelé que la crise climatique représente une « menace urgente et existentielle », aux effets graves sur les écosystèmes et les populations humaines.
L’avis, bien que non contraignant juridiquement, constitue un précédent majeur. Il s’appuie sur le droit coutumier, les droits humains et plusieurs accords internationaux, dont l’Accord de Paris, pour souligner que tous les États, signataires ou non, sont tenus d’agir de manière « rapide, appropriée et durable » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La Cour insiste également sur le devoir de coopération, notamment en matière de financement et de soutien aux pays vulnérables. « Le droit n’excuse plus l’inaction », a tranché la CIJ.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué un « avis historique » et une « victoire pour la justice climatique », soulignant que l’élan est né de la mobilisation de la jeunesse du Pacifique. Cette décision pourrait influencer plus de 3.000 contentieux climatiques en cours dans le monde.
(AIP)
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