Abidjan, 25 juil 2025 (AIP)– Pour la première fois, les Nations Unies ont célébré le vendredi 25 juillet 2025, la Journée internationale des femmes et des filles d’ascendance africaine.
Cette initiative visait à honorer leurs contributions à la société, et à mettre en lumière les discriminations multiples qu’elles subissent encore à travers le monde.
« Elles sont des leaders, des innovatrices, des actrices du changement », a affirmé la conseillère principale au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Patricia DaSilva, dénonçant le double fardeau du racisme et du sexisme auquel ces femmes et filles sont confrontées.
Malgré leur résilience, elles demeurent parmi les groupes les plus marginalisés, avec des indicateurs alarmants notamment en santé maternelle.
L’UNFPA rappelle que ces inégalités ne sont pas uniquement liées au revenu ou au niveau d’éducation, mais sont enracinées dans le racisme structurel, l’héritage de l’esclavage et du colonialisme. « La bonne nouvelle, c’est que ces problèmes ne sont pas irréversibles. Nous avons les solutions », a souligné Mme DaSilva.
L’agence préconise des actions concrètes : investissement dans la formation des sages-femmes, collecte de données adaptées, soins culturellement sensibles, et partenariats communautaires. Exemple à l’appui, un projet dans la région pacifique de Colombie, où des sages-femmes traditionnelles intègrent leurs savoirs ancestraux aux pratiques médicales modernes.
Cette première célébration s’inscrit dans le cadre de la deuxième décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2025-2034), marquant une étape majeure vers une meilleure reconnaissance, mais aussi vers l’engagement renouvelé de la communauté internationale pour faire tomber les barrières structurelles à l’égalité.
(AIP)
eaa/cmas

